Les pompiers de Bruxelles réforment leur politique de secours animalier

Les pompiers de Bruxelles réforment leur politique de secours animalier
03 juin 2015 à 15:57Temps de lecture2 min
Par bflo

Démonstrations impressionnantes qui illustrent une réalité méconnue : au cours de leur carrière, les pompiers sont amenés à devoir manipuler des animaux aussi divers que les chiens, les serpents venimeux, les scorpions ou encore les araignées.

Pour la démonstration, les pompiers ont transformé un local en petite ménagerie. Sous le regard à la fois intéressé et ébahi du prince Laurent, ils commencent par montrer leur manière de procéder lorsqu'ils sont confrontés à un serpent.

Les pompiers confrontés à un serpent
Les pompiers confrontés à un serpent
Les pompiers confrontés à un serpent
Les Pompiers de Bruxelles réforment leur politique de secours animalier

Le même procédé est ensuite appliqué à l’araignée et au scorpion. Un chien vient finalement clôturer la démonstration. Pour les canidés, les pompiers ont pris soin de prévoir plusieurs types de matériaux: un matériel dit "d'attaque" (le filet ou le baudrier par exemple) lorsque le chien se montre agressif et un matériel moins contraignant employé en fonction du caractère plus ou moins docile du chien.

Les pompiers au secours d'une mygale
Les pompiers au secours d'un chien
L'oxygénisation du chien est requise lorsque celui-ci est malade ou intoxiqué

A travers ces différentes démonstrations, les pompiers concrétisent les changements adoptés en matière de secours animalier. Un des principaux changements repose sur la catégorisation des animaux: ceux-ci ne seront désormais plus subdivisés en animaux domestiques ou sauvages, mais en fonction de leur taille.

Depuis 2011, 120 pompiers ont été spécialement formés pour capturer ou aider un animal. Un chiffre non négligeable lorsqu'on sait qu'il représente plus de 10% du personnel. Cinq casernes spécialisées couvrent toute la Région de Bruxelles-Capitale. La caserne de la VUB est la seule à prendre en charge les animaux de taille moyenne et gère ainsi l'ensemble des catégories.

Nicolas Jalet, capitaine au Service Incendie de Bruxelles, explique que, soucieux de mettre sur pied un "ensemble coopératif efficace et économique", un équipement spécifique et peu onéreux a été prévu pour permettre aux pompiers de secourir les bêtes en détresse. Ainsi, le crochet au moyen duquel le serpent est capturé a été conçu sur base d'une balle de golf, limitant le coût.

Pourquoi avoir ressenti le besoin de réformer cette politique ? Outre le désir de garantir une meilleure efficacité des services en matière de secours animalier, la ministre bruxelloise Cécile Jodogne explique que les raisons de ces modifications résident notamment dans la croissance et le développement d'un "marché noir animalier" en Belgique.

La mode est aux animaux de compagnie exotiques et les pompiers sont de plus en plus souvent appelés pour capturer des mygales, serpents venimeux ou d'autres animaux exotiques. Reste à savoir si l'investissement dans ce secours animalier ne mettra pas en péril des missions jugées plus prioritaires sur le plan politique... Cécile Jodogne tient à rassurer: "La première mission du SIAMU est d'intervenir en cas de danger des personnes (...). S'il y a un incendie ou un sinistre, l'urgence est d'abord à sauver les personnes, à éteindre l'incendie ensuite, et puis à pouvoir intervenir pour les animaux. Bien évidemment, l'intervention pour les personnes sera la priorité".

Florence Bonkain

 

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