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Les politiques montois demandent à Doosan d'estimer le coût de la fermeture

Les politiques de Mons-Borinage demande à Doosan d'estimer le coût de la fermeture
12 sept. 2014 à 13:51Temps de lecture2 min
Par Belga News

Front commun syndical, volonté politique commune: le dossier de l'entreprise Doosan à Frameries, près de Mons, suscite un sentiment de solidarité dans la région de Mons-Borinage à l'heure où la direction de la société sud-coréenne a annoncé, le 1er septembre dernier, l'arrêt de la production de machines excavatrices et de pièces de rechange sur son site de Frameries, mettant en péril l'emploi de 313 travailleurs.

Les rencontres entre syndicats et le monde politique se sont multipliées ces derniers jours, notamment avec Elio Di Rupo, Premier ministre en affaires courantes et bourgmestre en titre de Mons, dès le 3 septembre, et avec le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, le 9 septembre.

Vendredi, Elio Di Rupo et les forces vives politiques de la région de Mons ont à nouveau rencontré les représentants des travailleurs de Doosan. Elio Di Rupo a rappelé que l'analyse des comptes laissait apparaître des résultats positifs ces dernières années à Frameries, le site de Doosan à Waterloo étant par contre largement déficitaire. Il est envisagé à la Région wallonne le remboursement des aides perçues par Doosan et le gel de la prime d'investissement d'un montant de 1,5 million d'euros prévue fin 2015.

Les responsables politiques locaux ont par ailleurs rappelé que l'arrêt de la production aurait un coût élevé pour l'entreprise sur le plan social, pour la dépollution du sol, la réhabilitation et le réaménagement du site.

Conseil d'entreprise le 15 septembre

La production a repris mardi matin chez Doosan à Frameries, après une semaine de grève des travailleurs. Un conseil d'entreprise a toutefois été programmé ce lundi 15 septembre concernant l'organisation de la reprise de la production de machines excavatrices sur le site de l'entreprise sud-coréenne.

"Ce conseil d'entreprise n'est pas lié à celui qui a été programmé le 6 octobre et qui se penchera sur le dossier de la procédure Renault", a indiqué Marc Brichaux du Setca. "Le conseil d'entreprise de lundi a pour objectif de nous donner toutes les réponses claires quant à la reprise de la production depuis mardi, notamment au niveau de l'approvisionnement en pièces. Depuis mardi, toutefois, les travailleurs ont produit des machines comme avant, avec toute la qualité voulue."

Dans leur communiqué, les forces politiques locales ont par ailleurs souligné que l'acheminement du "matériel dont les travailleurs ont besoin pour travailler est court-circuité et que plus rien n'est acheminé jusqu'à Frameries". "Il apparaît que cette volonté émane de la direction coréenne qui a apparemment déjà tout prévu et envoie du matériel vers son usine d'Allemagne afin que la production pour l'Europe puisse continuer, tout en laissant Frameries à l'arrêt", dénoncent-ils dans un communiqué commun. Les responsables politiques de Mons-Borinage qualifient cette attitude de "scandaleuse".

D'après Belga

Syndicats Doosan face aux politiques

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