Les Palestiniens se félicitent des décisions de la conférence de Paris, Israël critique

Les Palestiniens se félicitent des décisions de la conférence de Paris
15 janv. 2017 à 20:55 - mise à jour 15 janv. 2017 à 21:00Temps de lecture3 min
Par Belga

Le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a favorablement accueilli dimanche les conclusions de la conférence de Paris sur le Proche-Orient qui, selon lui, "a souligné la nécessité de mettre fin à l'occupation israélienne".

Reconnaître l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967

Saëb Erakat a en outre appelé, dans un communiqué, la France "à reconnaître immédiatement l'Etat de Palestine dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme sa capitale" et demandé aux autres participants à la conférence de "reconnaître la Palestine au même titre que leur reconnaissance d'Israël". La conférence s'est tenue dimanche en l'absence des Palestiniens et d'Israël et en présence de quelque 70 pays.

Dans leur communiqué final, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur de deux États, israélien et palestinien, avertissant qu'ils ne reconnaîtraient pas d'actions unilatérales qui menaceraient une solution négociée, particulièrement sur la question des frontières ou le statut de Jérusalem. Israël est violemment opposé à toute approche multilatérale du dossier et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a vertement critiqué par avance la conférence, jugeant qu'il s'agissait "d'une imposture palestinienne sous les auspices de la France, destinée à prendre encore plus de positions anti-israéliennes".

Fin à l'occupation militaire

Selon Saëb Erakat, les participants à la conférence "ont créé un élan pour le rejet de l'occupation israélienne et les activités de colonisation" des territoires palestiniens occupés. C'est un message à Israël "pour qu'il se conforme aux lois internationales" et "mette fin à son occupation militaire de la Palestine" afin d'ouvrir la voie à la paix et la stabilité dans la région, a-t-il ajouté. "Il est temps d'arrêter de traiter avec Israël comme un pays au-dessus de la loi et de le rendre responsable des violations systématiques des conventions internationales et des droits de notre peuple", a-t-il poursuivi.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de la cité occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1980, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. L'ONU considère illégale l'occupation et l'annexion de Jérusalem-Est. Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis plus de deux ans.

Israël critique

De son côté, Israël est violemment opposé à toute approche multilatérale du dossier et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a vertement critiqué par avance la conférence, jugeant qu'il s'agissait "d'une imposture palestinienne sous les auspices de la France, destinée à prendre encore plus de positions anti-israéliennes".

De nouveau dimanche, Israël a critiqué la conférence de Paris. "Cette conférence internationale et les résolutions de l'ONU ne font qu'éloigner les perspectives de paix car elles encouragent les Palestiniens à refuser des discussions directes avec Israël", a déclaré le ministère des Affaires étrangères à Jérusalem.

Tentative artificielle de dicter des solutions

"Si les Etats réunis à Paris voulaient vraiment que (le processus de) paix avance, ils devraient faire pression sur (le président palestinien Mahmoud Abbas) pour qu'il accepte l'invitation de Netanyahu pour des négociations directes", a ajouté le ministère.

La conférence de Paris n'était qu'une "tentative artificielle de personnes hors du Proche-Orient de dicter des solutions aux gens au Proche-Orient qui doivent vivre avec leurs répercussions", a-t-il poursuivi.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris Jérusalem-Est, partie palestinienne de la cité occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1980, dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. L'ONU considère illégale l'occupation et l'annexion de Jérusalem-Est par Israël.

Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis plus de deux ans.