Les jeunes fuient le sud de l'Europe en crise pour travailler plus au nord

Le Taux de chômage dans l'Union européenne en février 2013
07 oct. 2013 à 13:52Temps de lecture1 min
Par Sarah Hammo

Laura est une jeune femme élégante de 26 ans qui arrive de Milan. Elle est diplômée en droit européen, a étudié dans plusieurs pays et a été embauchée très vite dans une société d’événements à Bruxelles. Travailler à l’étranger c’est normal pour elle. Ce qui ne l’est pas, c’est qu’aujourd’hui, elle n’a plus le choix : "Aujourd'hui ce n'est pas possible parce que la situation en Italie ne permet pas aux jeunes qui ont aussi déjà des expériences de revenir et d'avoir des opportunités en ligne avec leur profil".

Et on peut parler désormais d’une véritable deuxième vague d’immigration italienne. L’an dernier, sur 10.000 demandes de stages adressées aux institutions européennes, un quart émanait d’Italiens.

Le Portugal connaît lui aussi un exode de sa jeunesse, et pas seulement des diplômés. Luis a 20 ans, il est arrivé voici trois semaines en Belgique avec sa fiancée. Grâce à des Portugais de Belgique, ils ont trouvé une place de manutentionnaire dans une grande surface. Mais il regrette d’avoir dû quitter sa région de l’Alentejo. Il est en colère contre les dirigeants de son pays : "Quand on voit un pays comme la Belgique et le Portugal, l'évolution est totalement différente et ils n'ont pas bien travaillé. Ce sont les hommes politiques, tous les grands partis, qui ont laissé le pays à l'abandon et se sont préoccupés seulement d'eux".

L’immigration des jeunes portugais vers la Belgique a doublé entre 2011 et 2012 et ne cesse d’augmenter. Un  pays déjà vieux qui perd ses jeunes, c’est une catastrophe qui s’annonce.

Thierry Vangulick

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