Belgique

Les critiques du CD&V par Rik Torfs trouvent écho, Eric Van Rompuy riposte

Torfs reçoit le soutien de milieux chrétiens et des jeunes CD&V dans sa critique du parti
19 févr. 2012 à 13:52 - mise à jour 19 févr. 2012 à 19:23Temps de lecture2 min
Par Belga News
La discussion à laquelle le président du parti Wouter Beke a invité le professeur de droit canon devra porter "à 95%" sur l'avenir du parti, a affirmé Pieter Marechal, président des Jeunes CD&V. Il juge que Rik Torfs a, à tout le moins, formulé plusieurs remarques à bon escient et que "le chemin du redressement est encore long" pour ce parti lourdement défait aux dernières législatives, et actuellement toujours sous les 15% dans les sondages. 

Les Jeunes CD&V plaident en faveur d'un "axe fort" Beke-Torfs pour remettre l'idéologie du parti sur les rails. Un congrès de refondation du parti s'impose, selon eux. Les étudiants chrétiens-démocrates (CDS) de Gand et d'Anvers suivent Rik Torfs, déplorant que le CD&V, "par crainte de perdre davantage de voix, repousse depuis des années le débat idéologique". Pour les conservateurs de la Christenunie (Union chrétienne), le CD&V est devenu un "caméléon politique". "S'il ne se reprend pas, il ferait mieux de disparaître et laisser la place à une nouvelle génération de chrétiens volontaires et fiers".

Eric Van Rompuy: "Si Rik Torfs disparaît, c'est comme ça"

"Si Rik Torfs ne voit pas son parti d'un bon oeil et disparaît, c'est comme ça", a répliqué le député flamand Eric Van Rompuy (CD&V) sur son blog, paraphrasant la sortie virulente du sénateur dans la presse. M. Van Rompuy espère cependant qu'il n'en ira pas ainsi.

Il réfute que les dirigeants de son parti soient devenus peureux en raison de la situation communautaire, et rappelle le "courage" d'avoir dépassé l'impasse des négociations institutionnelles et d'affronter un déficit de 11,3 milliards d'euros. A ses yeux, les commentaires de Rik Torfs sont provocateurs.

"En période de crise, le pragmatisme est souvent le seule remède pour parvenir à des solutions (...) On peut certes critiquer la tête du parti et les figures de proue du CD&V au gouvernement, mais en respectant la difficulté des tâches que l'on affronte et sans essayer de détruire par des petites phrases", ajoute le député flamand.

Pas question cependant de lâcher le professeur de droit canon: "Torfs a ces deux dernières années prouvé son talent politique et intellectuel au CD&V", concède volontiers Eric Van Rompuy.

Rik Torfs, sénateur depuis 2010, s'en est pris à son propre parti samedi dans De Standaard, disant ne plus supporter le manque de confiance en soi et de profil idéologique au sein du CD&V, et critiquant plusieurs de ses chefs de file. Il réclame l'organisation d'un débat interne et a été invité à en discuter avec Wouter Beke.


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Rik Torfs critique son parti

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