Les cimetières parisiens sont saturés : qu'en est-il chez nous ?

02 nov. 2018 à 15:47Temps de lecture1 min
Par Denis Vanderbrugge

A Paris, c'est l'embouteillage dans les cimetières. Les concessions affichent complets et des défunts sont parfois renvoyés à plusieurs kilomètres du lieu où ils souhaitaient être enterrés. Sur les cinq mille demandes déposées cette année, seulement 71 ont d'ailleurs été accordées.

"Dans les cimetières parisiens, on ne vend que des concessions perpétuelles, indique Michel Kawnik, président de l'association française d'information funéraire. C'est un choix lucratif. Mais la catastrophe que l'on connaît maintenant était tout à fait prévisible." 

Même constat en Belgique

Chez nous aussi, certains cimetières sont saturés. Même si le problème est sans doute moins dramatique qu'à Paris. A Nimy près de Mons, par exemple, on a installé un petit avis d'échéance sur trois cents tombes. Et d'ici deux semaines, les fossoyeurs vont déplacer 50 premières dépouilles vers l'ossuaire.

Une nécessité tant le manque de place est criant : "On n'a plus de places en terre commune, on doit donc enlever les sépultures les plus anciennes pour accueillir de nouveaux défunts", explique Céline Gerin, conservatrice des espaces funéraires de la Ville de Mons.

La majorité des sépultures enlevées sont de toute façon à l'abandon. Tout l'enjeu pour les communes, c'est donc de repérer les concessions qui peuvent être réaffectées au plus vite.