Les Belges sont de plus en plus nombreux à s'offrir une résidence secondaire

Une vue du village de Santorin, en Grèce.
27 août 2018 à 07:42 - mise à jour 27 août 2018 à 07:42Temps de lecture2 min
Par RTBF La Première

Les Belges sont de plus en plus nombreux à s’offrir une résidence secondaire. En Belgique majoritairement, mais aussi à l’étranger. Espagne, France et Italie : voici le podium des pays dans lesquels vous préférez acheter une résidence de villégiature. Comment expliquer cette augmentation des résidences secondaires ?

D'abord parce qu'une résidence secondaire est une forme d’investissement et que, pour l’instant, les taux d’intérêt sont bas. Le compte épargne rapporte peu et les crédits hypothécaires pour acquérir une deuxième résidence sont peu onéreux. Sans oublier qu'investir dans la brique reste moins risqué qu’investir en Bourse.

Chez BNP Paribas Fortis par exemple, on constate une augmentation de 6% en un an du nombre de crédits octroyés pour ces résidences secondaires. Mais pour Sébastien Degand, responsable crédit, il faut bien distinguer les achats plaisir des achats investissement. "Les achats de seconde résidence à l’étranger sont plus destinés à des fins récréatives, analyse-t-il. Il y aura peut-être une part de location, mais qui se limitera dans le temps. Les gens, lorsqu’il s’agit d’un achat à l’étranger, ont plus privilégié l’aspect villégiature que l’aspect retour sur investissement, ce qui explique peut-être également le fait que vous avez plus de 80% des biens achetés en seconde résidence qui sont achetés en Belgique."

Pour investir ou pour le plaisir

Investir en Belgique permet de générer des revenus locatifs et de faire fructifier son épargne un peu plus que sur un compte épargne. Alors qu’une seconde résidence à l’étranger, c’est plutôt un luxe dont les acheteurs attendent moins souvent un retour direct. Mais ce luxe n’est pas à la portée de tout le monde. On parle bien de personnes qui ont des revenus confortables et qui d’ailleurs, malgré un crédit pour une seconde résidence, sont moins endettées que la moyenne des ménages belges.

"On s’adresse à une population qui est déjà un peu plus élevée, poursuit Sébastien Degand. Le pourcentage d’endettement par rapport aux revenus du ménage est inférieur à celui des crédits octroyés en général. Pour tous les ménages, on est à 33% et on passe en dessous des 30% lorsqu’il s’agit d’une seconde résidence. Donc, vous voyez clairement que ce sont des gens qui ont déjà pas mal de revenus et qui peuvent se permettre d’acheter cette seconde résidence."

Parmi les régions les plus prisées en Belgique, on trouve évidemment la côte belge avec Knokke comme lieu d'achat le plus prisé. Dans les Ardennes, Durbuy figure en tête, ce qui est nouveau. Il s'agit peut-être là de la conséquence d’une sorte d’"effet Marc Coucke". Hôtels, restaurants, parcs d’attractions, petits trains électriques, terrains de golf, à Durbuy, le milliardaire flamand investit à coups de millions d’euros depuis fin 2016, et manifestement ça attire les acheteurs.

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