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Le wakeboard câble, une discipline extrêmement rafraîchissante

Au Spin, du côté des Lacs de l’Eau d’Heure, il est possible de découvrir cette discipline relativement récente en toute sécurité, dans un environnement exceptionnel.  

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Que vous soyez plutôt du genre téméraire ou simplement curieux de découvrir une nouvelle discipline fun et rafraichissante pour cette fin d’été, le wakeboard câble est sans doute fait pour vous.

En Belgique, ce sport relativement nouveau, qui se décline différemment depuis une petite dizaine d’années, connait en tout cas un engouement réel qui se matérialise concrètement par l’augmentation du nombre de sites (7 en Belgique, pour un seul il y a dix ans !), de pratiquants réguliers ou occasionnels mais aussi par le niveau général des compétitions en Belgique ou des compétiteurs belges sur la scène internationale.  

Récemment, nous nous sommes rendus du côté du Spin Cablepark aux Lacs de l’Eau d’Heure pour y découvrir la discipline dans le cadre enchanteur d’un immense centre récréatif multifonctionnel et écologique où l’on peut s’adonner à la pratique du wakeboard câble, bien sûr, mais aussi à celle du triathlon, du beach-volley, du stand-up paddle et, depuis peu, du skate-board. Mais concrètement, cela consiste en quoi, le wakeboard câble ? Nous avons pris nos renseignements auprès de Quentin Delefortrie, qui fut en son temps champion d’Europe et du monde des moins de 19 ans puis professionnel durant six ans en wakeboard ‘traditionnel’.  

Aujourd’hui, après avois mis ses ambitions sportives entre parenthèses afin de se consacrer à son assistanat et ensuite fonder une famille, il reprend énormément de plaisir au câble, où il dispense parallèlement et bénévolement ses bons conseils aux jeunes de la région, dont ses deux enfants. Le tout avec professionnalisme mais décontraction comme on a pu s’en rendre compte auprès des jeunes en question qui avaient tous une banane pas croyable au sortir du plan d’eau. 

" A la différence du wakeboard traditionnel (ou bateau), le wakeboard câble se pratique sur des plans d’eaux fermés comme ici, explique-t-il. Il est moins traumatisant pour les organismes parce qu’il y a moins de chocs. Il est plus varié, aussi. Grâce aux obstacles qui sont disséminés sur le parcours du câble (NDLR : qui qui sont régulièrement changés pour varier les plaisirs et les difficultés), il y a tellement de possibilités de faire des figures. Le vrai plaisir, pour les débutants comme pour les wakeboarders plus aguerris, c’est de tenter quelque chose de nouveau et de le réussir. Depuis quelques mois, on a mis sur pied une structure bénévole pour encadre les jeunes avec Wim Kooij et Thibaut Cenci (coachs air trick et shred), Aurélien Dolhet (coach shred) et moi, qui suis le coordinateur et m’occupe du kicker). En accord avec leurs parents, on a créé une sorte de charte, de contrat à respecter pour pouvoir continuer à bénéficier de nos conseils. " 

Si les jeunes passionnés progressent rapidement grâce notamment à une saine émulation qui existe au sein du groupe, peu importe l’âge de ses membres, le Spin Cablepark reste également accessible aux touristes d’un jour soucieux de découvrir la discipline sans avoir peur de se mouiller… dans tous les sens du terme.

En plus du grand câble, qui mesure 620 mètres de long et dont la vitesse habituelle de rotation de 31 kilomètres par heure peut être réduite à 28 km/h pour faciliter un apprentissage en douceur, un petit câble, davantage adapté aux débutants, y est également accessible pour jeter les toutes premières bases d’un apprentissage tout en douceur.

Fort fréquenté durant l’été, les câbles restent accessibles en septembre et octobre jusqu’au coucher de soleil. Ils restent également ouverts puis plus tard durant l’année, jusqu’à la mi-décembre, en fonction de la météo. Les horaires, forcément plus restreints à cette période, sont consultables sur le site du Spin. 

Pour plus d’informations :  

The Spin 

Lac de Féronval 

Rue Crossart 61 

6440 Froidchapelle (Boussu-lez-Walcourt) 

Site Web : https://thespin.be/ 

Téléphone : 071/31.39.82 

Pascal Pierson

« La communauté du wake, comme une deuxième famille »

A les voir tourner, se retourner et sauter sur les vagues nées de leurs propres mouvements ou sur les modules placés savamment le long du câble, nul doute que les jeunes qui s’entraînent au Spin en ce samedi particulièrement ensoleillé ‘kiffent’ leur sport. " Quand il fait beau c’est toujours très sympa !, explique la rayonnante Lowa Vancutsem (14 ans), qui pratique le wakeboard câble depuis quatre ans et compte déjà plusieurs titres de championne de Belgique de sa catégorie. En hiver, avec des grosses combis, c’est un peu différent : quand il fait ‘dégueu’, il faut me motiver à y aller mais une fois sur l’eau le plaisir reprend rapidement le dessus. Ce sport, j’y suis venu par mon papa, qui a toujours été mon exemple. On a ‘ridé’ ensemble et j’ai tout de suite adoré. J’ai compris que c’était mon sport, que je n’arrêterais plus et que je ferais tout pour en faire un métier. La sensation est géniale. J’adore tenter des mouvements et les réussir, être à la fois inspirée par le plus forts et poussée par le plus jeunes avec qui on s’entraîne. Le wakeboard, ce n’est pas comme le foot : mes concurrents, ce sont mes potes. Il n’y a pas de rivalité malsaine, il y a une vraie entraide entre compétiteurs. Ici, au Spin, j’ai été accueillie comme à la maison. Cette communauté du wake, c’est comme une deuxième famille pour moi. " 

Faisant partie des meilleures Belges de sa discipline, Lowa Vancutsem a récemment pris part à ses premiers championnats du monde dans sa catégorie, à Londres, où elle a terminé à la deuxième place. Lui aussi présent et membre du Spin, Louison Chasseur (18 ans) est aussi une référence dans sa discipline, qu’il pratique toujours avec le même bonheur communicatif : " j’ai découvert ce sport ici au petit câble il y a sept ans et j’ai également tout de suite accroché, explique le jeune homme, qui bénéficie d’un statut à l’ADEPS et rêve de devenir pro dans un futur pas si éloigné comme le fut son coach Quentin Delefortrie. Depuis cette révélation, je ne vais pas dire que je le pratique tous les jours mais presque. C’est devenu une véritable passion. Mon plaisir dans le wake, c’est la créativité qu’il nous offre, le bonheur de tenter des figures de plus en plus compliquées, avec beaucoup de variété. J’ai aussi testé le wakeboard bateau parce que la Fédération cherchait de nouveaux pratiquants. Il y a des vagues sans arrêt mais ça s’arrête là. Le câble, c’est plus complet et plus varié. En outre, le bateau, c’est beaucoup plus violent, plus cher et nettement moins écologique. Or l’écologie est une cause qui me tient particulièrement à cœur ". 

« Les banquiers m’ont pris pour un extraterrestre »

Au Spin, l’aspect écologique est même central. Son propriétaire, Cédric Vandermot, en a même fait l’un de ses principaux chevaux de bataille. " L’idée du câble m’est venue en 2008 et on l’a ouvert il y 11 ans, de manière assez modeste dans un premier temps, explique-t-il fièrement. J’avais en mémoire le câble de téléski qui existait au Walibi quand j’étais plus jeune. Il y en avait deux en Belgique à cette époque : celui-là et un autre à Bernissart, mais ils ont tous les deux disparu dans le courant des années 80-90. J’ai longtemps pratiqué le wakeboard bateau mais j’étais déjà un peu l’écolo de service avant l’heure. Cela me dérangeait de faire attention à plein de choses et de claquer 40 litres d’essence le week-end pour mon petit plaisir de sportif. Je me suis alors renseigné sur la faisabilité d’un téléski à la fois écologique et rentable. Ce projet a mis du temps à naître parce que vous vous imaginez bien que les banquiers me prenaient pour un extraterrestre quand je leur proposais mon projet, surtout dans un sport qui n’existait plus en Belgique. J’ai tout pensé à l’envers, notamment en proposant d’installer de nombreux panneaux photovoltaïques sur le toit de la buvette à 100% en bois : il y en a 216, qui produisent plus de 40.000 kw/h par an. Avant que le bar ne se développe, on a été autonomes en énergie. Le câble ne consomme quasiment rien : 24kw/h alors que mes deux friteuses en consomment 30 au total. On a aussi fabriqué nos terrasses et nos meubles nous-mêmes, avec des palettes, les sanitaires fonctionnement avec la récupération d’eau de pluie, on a fait partie des deux premières attractions touristiques à bénéficier du label clé verte qui encourage et favorise le tourisme durable. " 

V. J. 

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