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Le Premier ministre grec intime aux députés d'élire le président

Le Premier ministre grec Antonis Samaras parle à la presse après le deuxième tour de l'élection présidentielle à Athènes le 23 décembre 2014
27 déc. 2014 à 17:53Temps de lecture1 min
Par AFP

Le Parlement grec, qui élit le chef de l'Etat, a échoué à le faire pour la deuxième fois mardi dernier faute de réunir la majorité nécessaire, et un échec au troisième tour entraînerait sa dissolution, de nouvelles élections et la possible arrivée au pouvoir du parti de gauche anti-austérité Syriza.

"Les Grecs ne veulent pas d'élections générales. J'ai fait et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour éviter des élections anticipées", a déclaré le Premier ministre conservateur dans un entretien accordé à la télévision publique NERIT.

"Le refus de l'élection présidentielle équivaut à un chantage politique (...) Ceux qui s'y livrent font le choix conscient d'une nouvelle aventure", a-t-il ajouté, appelant les députés à "aider à détourner le pays d'une nouvelle crise".

Au deuxième tour mardi, Stavros Dimas, l'ex-Commissaire européen et pilier du parti conservateur du Premier ministre, que le gouvernement de coalition droite-socialiste a présenté comme candidat au poste honorifique de président de la République, n'a recueilli les voix que de 168 députés sur 300, alors qu'il en fallait 200.

Il en avait obtenu 160 au premier tour, le 17 décembre.

Au troisième tour lundi, la majorité nécessaire à l'élection est abaissée à 180. Si ce nombre n'est pas atteint, des élections législatives se tiendront dès le 25 janvier ou le 1er février.

AFP

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