Belgorama

Le cinéma queer et belge à l'honneur dans le catalogue Belgorama d'Auvio

"Lola vers la mer" et "Even lovers get the blues", deux films de Laurent Micheli.

Le catalogue Belgorama accueille une nouvelle section : Pride and Fries. Du cinéma queer et belge sous toutes ses formes, des podcasts et un entretien exclusif avec Laurent Micheli, à découvrir sans plus attendre sur Auvio.

Si le premier baiser entre deux hommes au cinéma remonte à 1927 (dans Wings de William A. Wellman) le 7e art n'est pourtant pas connu pour faire la part belle aux représentations non-hétéronormatives. Ainsi, un rapport de la Fondation Annenberg révèle que sur 4403 personnages issus de 100 films mainstream américains en 2017, seulement 0,7% étaient LGBTQIA+.

Heureusement, les choses bougent. En 2018, 18,2% des films des sept plus grands studios de production américains incluaient des personnes LGBTQIA+. Une nette augmentation depuis les chiffres particulièrement bas de l'année 2017 (12,8%). Mais qu'en est-il chez nous ? De plus en plus de films belges s'attellent à représenter les minorités de genre, et c'est ce "cinéma queer" qui est célébré dans la rubrique Pride and Fries de Belgorama.

C'est belge, c'est queer, c'est sur Auvio

Mya Bollaers dans "Lola vers la mer" de Laurent Micheli.
Mya Bollaers dans "Lola vers la mer" de Laurent Micheli. © 2019 / 10:15! PRODUCTION, LUNANIME, WRONG MEN

En vedette de cette catégorie, on retrouve le long-métrage Lola vers la mer de Laurent Micheli. Ce road-movie porté par une actrice et héroïne transgenre, Mya Bollaers, raconte l'histoire de Lola. Alors qu'elle vit depuis deux ans dans un foyer à Bruxelles, la mort de sa mère la contraint à retrouver son père. Malgré tout ce qui les oppose, ils décident de faire ensemble le chemin vers le littoral pour disperser les cendres de la défunte conformément à ses souhaits…

Il s'agit du deuxième long-métrage du réalisateur Laurent Micheli, également auteur de Even Lovers Get The Blues, portrait sensuel d’une jeunesse désabusée. "J'ai beaucoup manqué d'imagerie et de représentation queer dans mon enfance et mon adolescence. C'était inconscient, mais c'était problématique. C'est donc aujourd'hui pour moi un moteur de créer les images qui m'ont manquées à cette époque", confie-t-il lors d'un entretien exclusif avec le journaliste Stanislas Ide, à retrouver aussi sur Belgorama.

Le catalogue complet de Pride and Fries, c'est donc :

Et pour plus de contenus LGBTQIA+ venus du monde entier, rendez-vous toute l'année sur la page COLORS d'AUVIO.

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