Regions Liège

Le bourgmestre ff de Chaudfontaine, Laurent Burton, démissionnera fin août

C'est lors du Conseil communal du 28 août que Laurent Burton démissionnera
03 août 2019 à 11:06Temps de lecture2 min
Par Olivier Thunus

Le bourgmestre faisant fonction de Chaudfontaine, le MR Laurent Burton, démissionnera à la fin du mois, annonce le journal La Meuse ce samedi. Il quitte la politique pour rejoindre le monde de l’entreprise, et plus particulièrement Noshaq, l’ex-Meusinvest. C’est l’échevine Sabrine Elsen qui le remplacera.

Je pense qu’il y a un moment dans la vie des hommes ou des femmes où il faut se poser les bonnes questions : est-ce que je suis au bon endroit au bon moment ? Est-ce qu’il n’y a pas d’autres choses que je peux faire ? Et ça fait quelque temps que cette question me taraudait. Le moment est maintenant venu de passer à autre chose. Et puis c’est bon aussi pour se régénérer ne fût-ce qu’intellectuellement ", explique Laurent Burton.

Mes nouvelles fonctions concerneront Noshaq, donc Meusinvest, et je vais être chargé du business development de l’entreprise. Par ailleurs, je serai également en charge d’animer tout le secteur de l’industrie culturelle. Quant à mon remplacement dans mes fonctions communales, c’est Sabrine Elsen qui a été désignée par Daniel Bacquelaine, dans l’attente évidemment du retour de celui-ci puisqu’il a toujours dit que dès la fin de sa charge ministérielle, il reviendrait gérer la commune de Chaudfontaine ", précise-t-il encore.

Désamour

Outre l’envie de changer d’horizon, un autre élément a joué dans la décision de Laurent Burton. C’est le désamour de plus en plus marqué entre la population et le monde politique, notamment au travers des réseaux sociaux. Le futur ex-bourgmestre s’en explique à cœur ouvert : " La politique, c’est effectivement un monde rude et ça le devient de plus en plus. Je ne cache pas que c’est un élément qui est entré en ligne de compte dans ma réflexion et que les réseaux sociaux n’ont rien arrangé. Contrairement à ce que les gens peuvent croire, on a probablement, selon moi, régressé dans la démocratie avec l’usage intempestif et souvent déviant des réseaux sociaux, quand on veut s’adresser au monde politique ou quand ce dernier – ça vaut d’ailleurs pour ceux qui le pratiquent — s’adresse aux électeurs ", confie-t-il.

Ce qui agace Laurent Burton, c’est aussi cette impunité liée à un certain anonymat et le fameux " tous pourris " : " Effectivement c’est un des sentiments qui prévaut. Certains agissements d’une petite partie d’élus ternissent le travail et l’investissement des autres. Et puis le fait que la population puisse facilement et sans le moindre filtre exprimer des choses qui ne sont pas toujours coupées ou recoupées a fait que ça lasse à un certain moment ", précise-t-il encore.