Le Boerenbond s'inquiète de l'afflux en Flandre de travailleurs ALE wallons

Le Boerenbond s'inquiète de l'afflux en Flandre de travailleurs ALE wallons
08 févr. 2018 à 18:30Temps de lecture1 min
Par Belga

Le Boerenbond demande une solution pour les travailleurs ALE (Agence locale pour l'emploi) wallons qui viennent travailler en Flandre.

La Région flamande a changé son système ALE le 1er janvier alors qu'en Wallonie, c'est le statu quo. Le nord du pays mise désormais sur un système de travail de proximité (wijk-werken), qui a considérablement réduit le nombre d'heures de travail autorisées, de 150 à 60 par mois.

Dans l'éditorial du magazine Boer&Tuinder, la présidente du syndicat agricole flamand, Sonja De Becker, déplore que le gouvernement flamand n'ait pas maintenu la possibilité de prester 150 heures par mois. "Les autorités flamandes ne voulaient pas accéder à cette demande car l'objectif du travail de proximité est autre. Il s'agit d'un parcours temporaire qui vise à accompagner les gens vers un emploi plus stable. Même une période transitoire de deux ans, sollicitée par le Boerenbond, n'a pas été retenue", écrit Mme De Becker.

Le Boerenbond, aidé de BelOrta, la plus importante coopérative de fruits et légumes du pays, a constitué un dossier afin de démontrer la gravité de la situation. "Un petit sondage a permis d'établir que plus de 80% des travailleurs ALE qui travaillent aujourd'hui dans les vergers du Limbourg proviennent de Wallonie", a expliqué Mme De Becker.