Laurette Onkelinx: "Il faut un meilleur encadrement pour les implants"

Laurette Onkelinx était l'invitée de l'Indiscret ce dimanche.
19 févr. 2012 à 10:06 - mise à jour 19 févr. 2012 à 11:50Temps de lecture2 min
Par RTBF
Invitée de Thomas Gadisseux ce dimanche midi, Laurette Onkelinx est revenue sur son idée de lancer un impôt minimum pour les sociétés. Malgré les critiques libérales, la socialiste refuse de modifier ses propos. "Il faut un budget éthique, de relance et de rigueur", rappelle la vice-Première. "À partir du moment où tout le monde doit faire un effort, il faut être juste. Les grandes sociétés, les multinationales qui sont chez nous, s'arrangent, avec tous les dispositifs fiscaux qui sont à leur disposition, pour effacer leur base imposable et ne paient pas d'impôts."

Vincent Van Quickenborne avait parlé d'une mesure "pas très intelligente". "Mais comment peut-on justifier que les petites et moyennes entreprises qui font des efforts, qui boulottent, qui donnent de l'emploi, elles, elles paient l'impôt des sociétés, parfois au prix fort?", répond Laurette Onkelinx. "Continuellement dire que les grandes entreprises vont se délocaliser, cela devient du chantage."

Réduction des dépenses: "Pas de tabou"

Certains, comme Olivier Chastel, estiment qu'il reste encore "du gras", que l'on peut encore réduire les dépenses de l'Etat, notamment du côté de la fonction publique. Et critiquent au passage le "conservatisme socialiste". "Je me réjouis qu'ils me disent où", rétorque Laurette Onkelinx. "S'ils disent qu'il y a du gras, qu'ils s'expliquent, qu'ils disent où. (...) Si je dois être la dernière défenderesse du service public, je le serai."

Mais la socialiste ne ferme toutefois pas la porte à la discussion. "S'il y a des pistes intéressantes, je ne dis pas qu'on ne fera rien. S'il y a des dépenses facultatives où on peut faire un effort, je n'ai pas de problème, je n'ai pas de tabou. Je dis simplement qu'on a besoin d'un Etat qui fonctionne."

Contrôler la chaîne de distribution des implants

Ce samedi, la ministre de la Santé lançait l'idée d'une carte obligatoire pour toute personne portant un implant. "Il y a des dizaines de milliers de personnes qui ont des implants: de genou, de hanche, ...", indique Laurette Onkelinx. "Or il n'y a pas un encadrement pour les implants comme pour les médicaments. Ce que je veux faire, c'est un contrôle qualité total. On a un système de soins de santé qui est applaudi par la population (...) Mais il y a encore des efforts à faire en termes d'accessibilité et de qualité, notamment sur les implants. Je veux vraiment une chaîne de contrôles parfaite, pour rassurer sur la qualité et protéger les patients."

La ministre veut ainsi contrôler la chaîne de distribution des implants. "Nous devons pouvoir aller partout pour contrôler la qualité", précise-t-elle en évoquant certains hôpitaux privés où les contrôles sont difficiles.

PIAB, avec Thomas Gadisseux

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