Opinions

La revue de presse : "La semaine la plus chaude de l’année"

La Revue de presse

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08 août 2022 à 07:48 - mise à jour 08 août 2022 à 10:17Temps de lecture2 min
Par Aline Gonçalves

Météo : ça chauffe dans les éditos

"La semaine la plus chaude de l’année", annoncent en chœur les quotidiens flamands. Avec des pics de température jusqu’à 35 degrés, "on va encore suer et rôtir pendant 12 jours".

Une nouvelle semaine sans pluie et sans nuage… Ces vagues de chaleur à répétition, si elles font le bonheur des marchands de glaces ou des producteurs de tomates, "sont aussi annonciatrices de changements plus profonds qui nécessiteront une modification de nos comportements", nous rappelle L’Avenir.

"Ce week-end, les pompiers de Bruxelles ont été appelés pour du feu de broussaille sous le ring à Anderlecht ! Et d’autres, du côté de Gedinne, s’entraînaient à intervenir lors de feux de forêt."

"La Wallonie ne manque pas encore d’eau : 13 communes imposent des restrictions, 4 sont sous surveillance, ce qui n’est rien comparé à la France où plus d’une centaine de communes n’ont plus accès à l’eau potable. Chez nous, les réserves sont abondantes, les nappes phréatiques encore bien remplies des pluies tombées pendant l’automne et l’hiver dernier. Mais pour combien de temps ?"

"Nous ne pourrons pas non plus échapper encore longtemps à une réduction de notre consommation. Sous peine, un jour, de tourner le robinet et de ne rien voir couler."

Gérer la sécheresse comme le covid ?

Het Nieuwsblad

Het Nieuwsblad lui ne comprend pas trop la gestion de cette sécheresse. "Ça fait penser à la gestion de la crise du covid", dit le quotidien, "et ce n’est pas rassurant !"

Ici aussi on fait appel à des experts. Ici aussi on réunit une cellule sécheresse. Ici aussi la communication est confuse.

On nous dit qu’il vaut mieux ne pas arroser sa pelouse, mais qu’il s’agit d’une mesure symbolique. Comme on nous disait au début de la crise sanitaire que porter le masque était une mesure symbolique.

Le quotidien semble perplexe de voir qu’aujourd’hui, aucune mesure supplémentaire n’est jugée nécessaire pour lutter contre la sécheresse.

Un portrait en une des quotidiens : celui de Caroline Pauwels

De Standaard

Les hommages pleuvent littéralement depuis l’annonce de son décès.

Caroline Pauwels était l’ancienne rectrice de la VUB. Elle est morte vendredi passé, à 58 ans, des suites d’un cancer. Sa photo est en une de plusieurs journaux. Un visage, bon, souriant, lumineux.

Et puis il y a les mots.

"La femme qui avait radicalement opté pour le positif", dans De Standaard.

"Celle dont le rire ne faiblissait jamais", titre Het Laatste Nieuws.

Hommage dans la presse flamande bien sûr, mais hommages appuyés aussi dans les journaux francophones.

La Libre lui consacre son édito. Et voilà ce qu’on peut y lire :

"Caroline Pauwels était une personnalité inspirante, énergique et particulièrement attachante. S’intéressant aux autres comme personne, cette femme de 58 ans faisait de chaque rencontre un moment de partage réciproque, une source inépuisable d’enrichissement humain.

Jusqu’à son dernier souffle, elle a veillé à semer des graines et à sensibiliser les autres aux enjeux de notre société et de Bruxelles : sa culture et son multilinguisme, mais aussi le climat et les libertés de la presse et des académiques ici et partout dans le monde."

Le Soir aussi rend hommage à Caroline Pauwels

Le Soir

Un autre édito pour souligner, là encore, que Caroline Pauwels qui était "de ces individus obstinés, clairvoyants, nécessaires".

Pour le Soir, Caroline Pauwels était "un de ces êtres qui veulent changer le monde avec leur énergie, leurs rêves, leurs indignations, en ne jouant jamais sur le cynisme mais sur la générosité, la passion contagieuse et dans son cas, la sororité".

"Nous perdons un soleil, une lumière ardente. Nous sommes chargés de reprendre la force, la joie de vivre, l’audace de ces êtres inspirants qui nous portent et puis nous quittent soudain.

C’est la seule chose qu’ils nous demandent. Pas pour qu’on se souvienne d’eux, mais pour que le monde soit meilleur. Tout 'simplement'."

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