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La Revue de presse : Chantage russe, l’Europe en route vers la gaz-tastrophe ?

La Revue de presse

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Le plan hiver adopté par l’Union Européen n’a pas suffi à rassurer les marchés. Hier, les contrats de référence pour le prix du gaz en Europe ont battu de nouveau record.

Pour le Figaro, " face au chantage de Poutine, l’Europe est à la peine. "

Winter is coming, l’hiver vient, et pour le quotidien français, Vladimir Poutine incarne ici le rôle du marcheur blanc, celui qui nous défie de l’autre côté d’un mur invisible. Il attise la menace d’une récession en Europe. Son chantage au gaz s’appuie sur un calcul simple : les exportations russes de gaz ne représentent que 2% du produit intérieur brut russe, alors que l’Europe, elle, en est largement dépendante.

Ainsi, le maître du Kremlin suppose qu’il pourra imposer plus de souffrance à l’Europe qu’à son propre pays.

Pour autant, l’Union Européenne s’est dotée d’un plan destiné à réduire la consommation globale des Etats membres. A bien lire la presse, ce plan a été largement déforcé par rapport à la version proposée par la Commission.

" Les 27 ont signé un accord a minima " écrit l’Echo en une. L’accord européen sur le gaz n’enraye pas la hausse des prix.

Hier, mardi, les contrats de référence pour le gaz en Europe ont encore vu leurs prix s’envoler. 214€ le mégawatt heure, c’est plus encore qu’au 7 mars dernier ! Il y a un peu plus d’un an, ce prix tournait encore autour des 20€, rappelle le quotidien économique.

 

Plan affaibli par les Etats membres : gaz-tastrophe

Affaibli, d’abord parce que les Etats membres ont négocié des exceptions.

La Belgique s’est ménagé une dérogation, rapporte le Soir en titre. (LIEN)

Ensuite, si l’objectif de réduction est bien resté à 15%, si l’état d’urgence gazier a bien été accepté, ce ne sera pas la Commission qui pourra l’activer. Non, ce seront les Etats qui le décideront, explique De Tijd en édito…

De Tijd qui assume l’emprunt d’un mot-valise forgé par The Economist, l’Europe en route vers la "Gaz-tastrophe".

Vladimir Poutine tire des ficelles destinées à compliquer la vie de l’Europe.

Un coup le prix du gaz grimpe en flèche. Un coup, il s’apaise. Et les traders de devenir fou, les analystes de s’arracher les cheveux. Et les prévisionnistes d’entrer en ébullition…

 

Pour éviter cette gaz-tastrophe, une chose à faire, couper les fils.

Se sevrer drastiquement de ce gaz russe. Dit le quotidien économique

Ce ne sera pas simple. Pas simple du tout pour l’Allemagne, très dépendante de ce gaz russe.

Et là, poids de l’histoire oblige, on devine, explique le quotidien que tous les Etats membres ne volent pas au secours des Allemands à la même vitesse.

Au moment de la crise de l’Euro, Berlin a montré peu de compréhension pour les pays de l’euro en difficulté. Ceux-là, hier, n’ont pas manqué de faire comprendre qu’il n’avait pas oublié…

Conclusion du Figaro. Serrer les rangs européens. Serrer les dents aussi, car la crise du gaz ne manquera pas de provoquer son lot de fissures sociales. Winter is coming. Danser maintenant.

Ou, comme le titre libération,

L’Europe cherche la bonbonne solution.

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