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La récolte des poires a commencé et se poursuivra pendant 2 à 3 semaines

2016 : une récolte légèrement moins bonne que les années précédentes
05 sept. 2016 à 16:08 - mise à jour 09 sept. 2016 à 13:03Temps de lecture2 min
Par Barbara Schaal

Bientôt l'automne ! La plupart des producteurs ont commencé à cueillir leurs poires cette semaine. Une récolte qui a commencé plus tôt que prévu à cause de la météo clémente du mois d'août et qui devrait durer un mois. Le bilan est peu moins bon que les années précédentes à cause des mauvaises conditions climatiques du printemps, mais la situation est loin d'être catastrophique...

La récolte démarre une semaine plus tôt que prévu

Tout était prévu pour démarrer dans une quinzaine de jours. Mais la météo a décidé de faire des siennes. Pierre-Marie Laduron est producteur de pommes et de poires à Warsage (sur la commune de Dalhem en Province de Liège). Il a dû chambouler son programme. "Le beau temps m'a permis de bronzer un petit peu, mais il a surtout hâté la cueillette", ironise ce fruiticulteur. Le point positif : des poires plus sucrées, avec beaucoup de goût. Le côté négatif : il a fallu demander aux travailleurs de venir plus tôt que prévu et tous n'ont pas réussi à se libérer.

Pour ce premier jour de récolte, ils sont tout de même quelques-uns, perchés sur des escabeaux, à s'affairer dans les allées de ce verger. Pendant un mois, ils devraient être une petite dizaine à travailler chaque jour dans cette exploitation.

Mireille a répondu présente pour la deuxième année consécutive. Attaché autour de son cou, au bout d'une ficelle, elle porte un anneau en plastique. Elle explique : "Si la poire passe à travers l'anneau c'est qu'elle n'est pas encore mûre, alors on ne la cueille pas. Mais avec l'expérience, on le voit à l’œil".

Pierre-Marie Laduron est producteur bio de pommes et de poires
Pierre-Marie Laduron est producteur bio de pommes et de poires © Tous droits réservés

Une note pour cette récolte 2016 : 6/10

Mais expérience ou pas, c'est un bilan en demi-teinte que dresse Pierre-Marie Laduron. En cause, un printemps très particulier. "J'ai eu de la neige sur les fleurs de poirier", se souvient le responsable de l'exploitation. "On a une récolte que j'évalue à 6 sur10 par rapport à une année normale". Pas de miracle donc, mais pas de catastrophe non plus pour ce cru 2016.

Autre difficulté pour ce producteur bio : des poires parfois biscornues qui ne répondent pas toujours aux attentes standardisées des clients. "Les poires qui ont une teinte jaune ne se vendent pas, pourtant ce sont les meilleures", se désole Pierre-Marie Laduron. "Les clients préfèrent les vertes."

Enfin, dernier point noir : l'embargo russe, qui depuis trois ans maintenant, tire les prix des pommes et des poires vers le bas.

 

La récolte des poires

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