La police judiciaire fédérale a déjoué six attentats en deux ans

Terrorisme : Six attentats déjoués

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27 déc. 2016 à 06:42 - mise à jour 27 déc. 2016 à 12:27Temps de lecture2 min
Par RTBF

Guy Theyskens, le porte-parole de la police fédérale a confirmé à la RTBF les informations parues ce matin dans La Dernière Heure et De Tijd. Le patron de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, Eric Jacobs expliquait dans ces quotidiens que la Belgique a déjoué six attentats en deux ans.

"Depuis novembre 2014, pas moins de six attentats ont pu être déjoués par les services de police et de renseignement" a confirmé Guy Theyskens. Tous avaient atteint un niveau de préparation avancé.

" Cela veut dire qu’il y avait un certain degré de préparation aux niveau de ces personnes. L’exercice difficile pour la police c’est de trouver l’équilibre entre le fait d’avoir assez d’éléments de manière à monter un dossier et amener les responsables devant un tribunal et bien sûr d’intervenir avant qu’un attentat ne se produise."

Une information exponentielle

Depuis les attentats de Bruxelles la police judiciaire fédérale reçoit des informations en nombre exponentiel.

"Les services de la police fédérale de Bruxelles reçoivent jusqu’à 600 informations de manière quotidienne. Ces informations proviennent aussi bien de services de police locaux, fédéraux, des services de renseignement que de la communauté des citoyens ".

Mais le traitement de ces informations exige un travail de vérification et d’enquête important. "C’est une charge de travail énorme. On ne peut pas se permettre de passer à côté, imaginez qu’on nous informe d’un véhicule suspect, qu’on ne traite pas l’information et que ce véhicule apparaisse par la suite dans un attentat, nous serons tout de suite et à juste titre, soumis à la critique ?"

45% des policiers judiciaires sur les dossiers terroristes

Une quantité de travail énorme qui mobilise près de la moitié des effectifs de la police fédérale : "À présent, jusqu’à 45% des effectifs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles sont consacrés aux dossiers terrorisme. Une grosse demande en termes de moyens et des agents qui doivent travailler jour et nuit". Des phases de recrutements sont en cours pour venir gonfler les effectifs mais la police fédérale doit pouvoir compter sur des agents expérimentés, plutôt que sur jeunes qui doivent être formés.

Avec l’aide de la communauté musulmane

Une police fédérale qui doit aussi s’adapter aux nouvelles technologies : " Les écoutes téléphoniques sont toujours d’actualité mais on met actuellement beaucoup plus de moyens sur les informations qui viennent des gens et particulièrement les informations qui proviennent de la communauté musulmane et qui sont très importantes. Les individus qui soutiennent l’idéologie de Daesh ne représentent qu’une infime partie de cette communauté. La majeure partie de celle-ci est prête à aider les services de police ".