La lutte contre le trafic d'espèces menacées d'extinction sera renforcée

Cinq nouveaux inspecteurs et deux contrôleurs vont intégrer la cellule CITES qui lutte contre le trafic d'espèces menacées d'extinction.
24 juil. 2017 à 14:58 - mise à jour 24 juil. 2017 à 14:58Temps de lecture1 min
Par Laurent Dupuis

La cellule CITES du SPF Santé publique régule le commerce des espèces animales et végétales protégées et lutte contre le trafic d’espèces menacées d’extinction. Mais cette cellule ne compte aujourd’hui que deux inspecteurs pour tout le territoire belge. L’Afsca et les douanes réalisant ce travail aux frontières.

La situation va toutefois bientôt changer au sein de la cellule CITES. "Nous allons engager cinq inspecteurs supplémentaires au mois de septembre", explique la ministre fédérale de l’Environnement Marie-Christine Marghem (MR).

Ces renforts réjouissent Miet Van Looy, responsable de la cellule CITES. "C’est très important car cela permet d’avoir plus de poids sur le terrain, de réaliser plus de contrôles. Cela permet aussi d’envoyer un message aux braconniers et aux trafiquants. De montrer que nous sommes sur le terrain."

La tâche n’est pas aisée. Les inspecteurs CITES ont réalisé 167 contrôles en 2016. Ils concernaient surtout les reptiles, les perroquets, les rapaces et l'ivoire des éléphants. Un contrôle sur deux a mené à un procès-verbal et à des saisies. Preuve que le renforcement de la cellule est nécessaire. 

Ce travail permet par ailleurs de lutter contre d’autres trafics. "L’argent généré par le trafic d’espèces menacées d’extinction peut être réinvesti dans d’autres trafics, comme le trafic d’armes ou de stupéfiants", relève encore Miet Van Looy.

A côté de l'engagement de personnel au sein de la cellule CITES, Marie-Christine Marghem planche sur un accord de coopération avec l'ensemble des régions et les douanes, afin d’harmoniser et de renforcer les contrôles. 

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