"La confiance envers Alexis Tsipras n'est pas rompue mais abîmée"

29 juin 2015 à 09:11 - mise à jour 30 juin 2015 à 07:23Temps de lecture2 min
Par Laurent Henrard

Charles Michel était l'invité du Journal Télévisé de 19h30 sur la RTBF. La Grèce, le risque d'explosion de la zone Euro, le récent attentat en Tunisie, la lutte contre le terrorisme... autant de sujets sur lesquels le Premier ministre a été interrogé par Hadja Lahbib et Johanne Montay. 

La situation de la Grèce

D'emblée, Charles Michel parle de "situation difficile pour l'Europe et pour la zone euro". Le gouvernement grec soumettra son peuple à un référendum dimanche prochain. L'enjeu: le plan d'aide pour sauver la Grèce. Charles Michel explique qu'il ne veut pas opposer la Grèce et l'Europe: "Je pense que la Grèce a toute sa place dans l'Europe et dans l'Eurozone mais on a bien vu que, ces derniers jours, la méfiance a grandi entre les institutions européennes et le gouvernement grec". Charles Michel y voit-il une rupture de la part de la Grèce? "Quand on est dans une situation aussi délicate, prendre tout le monde par surprise en annonçant un référendum, ce n'est peut-être pas la meilleure méthode pour aller vers une solution", affirme Charles Michel. Interrogé sur ce qu'il pense du Premier ministre grec Alexis Tsipras, Charles Michel répond: "La confiance n'est pas rompue mais abîmée". Le chef du gouvernement belge précise que la crédibilité d'Alexis Tsipras pose question car "il dit qu'il va organiser un référendum, qu'il va faire campagne pour que le peuple grec réponde "non" mais si le peuple répond "oui", il dit qu'il mettra quand même en œuvre les mesures".  

La lutte contre le terrorisme

Concernant la Tunisie, Charles Michel rappelle que les voyages dans ce pays sont déconseillés pour le moment. Le Premier ministre annonce que le gouvernement belge a décidé de libérer 40 millions d'euros supplémentaires pour renforcer la sécurité en Belgique. On va aussi, précise Charles Michel, "travailler avec nos partenaires européens pour essayer de renforcer les coopérations avec des pays comme la Tunisie car ils ont besoin du soutien des pays européens comme le contrôle aux frontières mais aussi renforcer les capacités policières". A propos de l'interdiction de territoire des personnes qui sont partis combattre, Charles Michel affirme que "c'est une excellente mesure et une mesure nécessaire" avant d'ajouter qu'il est "très fier que le gouvernement belge a décidé, il y a quelques jours, pour la première fois, l'interdiction d'accès au territoire à sept combattants djihadistes".

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