Economie

La Commission européenne n'observe pas de déséquilibres économiques en Belgique

La Commission européenne n'observe pas de déséquilibres économiques en Belgique
08 mars 2016 à 19:38Temps de lecture2 min
Par Belga

La Commission européenne n'a pas observé de déséquilibres dans l'économie belge, ressort-il d'un rapport rendu public mardi à Strasbourg dans le cadre du Semestre européen, un cycle de coordination des politiques économiques et budgétaires au sein de l'UE. L'exécutif européen souligne toutefois que certains "problèmes persistants" doivent être abordés au plus vite.

En lançant en novembre dernier le Semestre européen 2016, la Commission avait critiqué la Belgique pour sa compétitivité. Elle avait également annoncé qu'un suivi spécifique de la situation économique du pays pourrait être nécessaire, mais il semble désormais que celui-ci n'aura pas lieu.

"Les mesures prises par le gouvernement pour remédier à la perte de compétitivité ont porté leurs fruits", peut-on lire dans le rapport consacré à la Belgique.

Cependant, malgré cette tendance positive, la Commission souligne qu'un certain nombre de problèmes de fond relatifs à la formation des salaires et à l'accumulation de tensions inflationnistes restent sans réponse. Ceux-ci "risquent de réduire à néant les améliorations récemment obtenues en matière de compétitivité des coûts", met en garde Bruxelles, qui préconise l'établissement d'un lien plus formel entre les salaires et la productivité afin "de pérenniser les avancées récentes et de prévenir la résurgence des problèmes passés".

La Commission note également que certains groupes spécifiques de la population (jeunes peu qualifiés, seniors et personnes issues de l'immigration) se heurtent encore à des barrières à l'insertion ou à la réinsertion sur le marché du travail en Belgique.

Dix-huit des 28 pays membres de l'UE ont fait l'objet depuis novembre d'"un bilan approfondi" de leur profil macroéconomique par les services de la Commission. Un classement en trois catégories a ensuite été établi. La plus basse, celle des "déséquilibres macroéconomiques excessifs", concerne cinq pays (France, Italie, Portugal, Croatie et Bulgarie), pour lesquels des réformes structurelles sont souhaitables aux yeux de l'exécutif européen.

Six des 18 Etats analysés, dont la Belgique, ne présentent pour leur part pas de déséquilibres, tandis que sept autres --dont l'Allemagne et l'Espagne-- présentent des déséquilibres qui ne sont pas jugés excessifs.

Sur le même sujet