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L'interdiction des minibus Mercedes 207 "esprits de mort" perturbe les Kinois

RDC: l'interdiction des bus "esprits de mort" perturbe la vie des Kinois
20 janv. 2014 à 18:42Temps de lecture1 min
Par Belga News

Le commandant de la Police nationale congolaise (PNC) pour la ville-province de Kinshasa, le général Célestin Kanyama, a pris mardi dernier une série de mesures pour réglementer la circulation routière, notamment l'interdiction des Mercedes 207 de circuler au centre-ville. Ces mesures entreront en vigueur le mardi 21 janvier.

Mais depuis lundi, les Kinois éprouvent des difficultés pour se déplacer, particulièrement à l'ouest de la ville. Les minibus, dont les tristement célèbres Mercedes 207 - familièrement appelés "esprits de mort" -, ont déserté les arrêts menant au centre-ville, selon Radio Okapi.

Les conducteurs de ces véhicules disent avoir peur des réprimandes des autorités policières, dans une ville comptant quelque dix millions d'âmes et où le "transport" est un cauchemar quotidien pour la plupart des habitants.

Pour tenter de le résoudre et lutter contre les embouteillages monstres qui paralysent la ville, le gouvernement congolais a mis en service 200 bus, opérés par la société publique Transco - qui bénéficie de l'expertise et de l'assistance de la Régie autonome des transports parisiens (RATP).

Mais la plupart des Kinois continuent à utiliser les bus et taxis appartenant à des particuliers, d'autant plus que les bus de Transco ne desservent pas encore toute l'agglomération en nombre suffisant.

"Avant de prendre la mesure (d'interdiction des taxis collectifs dangereux), il fallait réfléchir. Il fallait prendre d'autres dispositions pour permettre à la population de se déplacer. La mesure est bonne, mais il fallait penser aux conséquences", a indiqué un Kinois exaspéré à Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

 


Belga