L'avenir des étudiants européens en psychomotricité est en péril, selon la FEF

Les psychomotriciens ne peuvent plus poser d'actes "relevant de l'art de guérir"
14 févr. 2017 à 15:01 - mise à jour 14 févr. 2017 à 15:01Temps de lecture1 min
Par Belga

La Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'Union nationale des étudiants de France (Unef) se sont inquiétés mardi de l'avenir des étudiants européens à la suite de la décision de la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, en octobre dernier, de ne pas reconnaître la psychomotricité en tant que profession paramédicale.

Les psychomotriciens ne peuvent plus, depuis octobre, poser d'actes "relevant de l'art de guérir", ce qui les restreint à exercer presque exclusivement en milieu scolaire. Cette situation met en péril l'avenir des étudiants belges mais aussi français, soulignent les deux organisations étudiantes.

En France, précisent la FEF et l'Unef, une réglementation est en place pour encadrer la profession. Le refus de reconnaître le métier comme paramédical "entraîne un 'gel' des dossiers (...) de toute personne diplômée en Belgique en psychomotricité, et souhaitant exercer la profession en France", soulignent-elles dans leur communiqué.

Avec cette décision, des milliers d'étudiants belges et français, diplômés et praticiens, se retrouvent dans une situation précaire, dénoncent-elles.

Équivalence des diplômes

La FEF et l'Unef ajoutent que d'autres pays européens tels que l'Allemagne ou le Danemark reconnaissent la profession comme paramédicale. Les ressortissants de ces pays qui ont entamé leur formation en Belgique n'ont, eux aussi, plus la possibilité de faire valoir leur diplôme dans leur pays.

Les deux organisations demandent de ne pas appliquer les sanctions pénales liées à l'illégalité de l'exercice paramédical, de permettre une équivalence de diplômes entre la France et la Belgique et que la ministre française des Affaires sociales et sanitaires, Marisol Touraine, permette aux étudiants français diplômés en Belgique d'exercer leur métier en France, sans condition.

Six étudiants en psychomotricité ont intenté une action en référé contre la décision belge. Les débats commenceront la semaine prochaine.

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