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Kayak : le vœu de Léo Montulet pour 2022 est un Top 5 aux Championnats du monde

Le voeu de Léo Montulet pour 2022 est un Top 5 aux Championnats du monde

Le Dinantais Léo Montulet, 24 ans, membre du Royal Cercle Nautique Meuse & Lesse (RCNML), à Anseremme, est l’un des meilleurs spécialistes belges de la descente classique longue distance. Il signera en janvier son premier contrat Adeps d’Elite sportive, qui lui permettra de se consacrer davantage aux entraînements et compétitions, et donc de se concentrer sur ses objectifs. Très ambitieux.

Le premier est fixé à début juin, en France, pour les Championnats du monde, sur la Vézère, à Treignac (Corrèze). Où il envisage clairement un Top 5, au moins.

Hyperactif, j'ai essayé plein de sports ! Et j'ai accroché au kayak quand j'avais 15 ans

Montulet est arrivé relativement tard au kayak, lors d’un stage au RCNML en 2012. Il avait alors 15 ans. Et cela a été une véritable révélation. A la fois pour lui, et pour les fins observateurs de la discipline, qui ont très vite constaté son grand potentiel. Il avait tâté de plusieurs sports jusque-là, en véritable hyperactif qu’il est, comme le cyclisme, le running et le basket, mais n’y avait pas vraiment trouvé les mêmes sensations.

Il se lance donc à fond dans la descente longue distance, et d’emblée il enchaîne les bons résultats, en Belgique. Il sent qu’il peut faire encore mieux, et commence à s’entraîner de plus en plus, jusqu’à être sélectionné en équipe nationale (U23).

"Au début, je m’entraînais un peu n’importe comment", concède-t-il, "Je me contentais d’accumuler les heures sur l’eau. En kayak, la longue distance est bien sûr très différente du sprint. C’est donc l’endurance qui compte, et comme j’étais déjà capable de courir 30 kilomètres à bonne allure, ça me convenait très bien".

Dès 2018, il est sérieusement pris en mains, successivement, par deux champions prestigieux

Par la suite, il structure mieux ses entraînements, en suivant d’abord les conseils de son père, qui faisait des Ironman et des ultra-trails. Et puis, en 2018, il est pris en mains par Jean-Pierre Burny, véritable légende du kayak belge, quatre fois Champion du monde de descente longue distance (1969, 1973, 1975, 1979), quatrième en sprint K1 1.000 mètres aux Jeux de Munich (1972), participation aux Jeux de Mexico en 1968, et de Montréal en 1976, lauréat du Trophée national du Mérite sportif en 1975, entre autres références.

Pour Montulet, c’est alors l’explosion : en 2019, à Banja Luka (Bosnie-Herzégovine), en descente longue distance, il devient vice-champion du monde Espoirs (U23), et Champion du monde Espoirs par équipes, avec Samuel Pype et Kilian Meersmans.

Depuis début 2020, il est désormais coaché par un autre Dinantais, Maxime Richard, trois fois Champion du monde en sprint (2010, 2013, 2016), une fois en descente classique (2016), et Champion d’Europe 2021 en sprint, entre autres lignes dans son riche palmarès.

Objectifs : Champion du monde en 2023 ... Mais avant cela, un Top 5 en 2022, au moins

Une nouvelle collaboration qui apporte aussi de beaux fruits, dès 2021, cette fois en Seniors : 7e place aux Championnats d’Europe à Sabero (Espagne), une 5e et même une 4e places sur des manches de Coupe du monde, respectivement à Banja Luka et à ... Treignac, sur cette fameuse Vézère.

Léo Montulet grandit et s’affirme de plus en plus comme une des valeurs sûres du kayak belge et international.

L’appétit vient en mangeant, et son but est de devenir un jour Champion du monde. Objectivement, il y croit davantage pour les CM 2023, qui auront lieu en Chine. Quant à l’édition de juin 2022, sur la Vézère donc, il estime que ce serait un peu prématuré, compte tenu de la forte concurrence française, qui connaît parfaitement cette rivière de Corrèze, très technique. Et donc, son vœu pour l’année qui vient, plus raisonnablement mais avec détermination, est un Top 5. Au moins …

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