Chronique cinéma

"Jurassik World : Le monde d’après" réunit tous ses fans, et clôture la saga

08 juin 2022 à 10:36Temps de lecture3 min
Par Nicolas Buytaers

Dans les coups de cœur cinéma de la semaine, du dinosaure avec le nouvel épisode de la saga "Jurassic Park", le drame social "Nowhere special" pour un peu de douceur, et le suggestif "Eux" d’Alex Garland.

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On a toujours pensé que l’homme était la créature la plus dangereuse de cette planète mais depuis peu, l’homme partage son environnement avec… Les dinosaures. Ils sont partout. Et il faut vivre avec. Pas facile, surtout en plein vol, quand votre avion doit non seulement éviter les gros nuages, la foudre et les ptérodactyles. Sur la route, quand votre voiture doit éviter les nids de poules et les tricératops. En forêt, quand vous ne tombez pas sur une racine d’arbre qui dépasse, il vaut mieux ne pas tomber sur un vélociraptor ! Bref, le vivre ensemble dino-humain n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît.

Voilà, en définitive, le message de ce sixième et dernier épisode de la saga " Jurassic Park " lancée il y a presque 30 ans, en 1993. D’ailleurs, ce film, il s’intitule " Jurassic world : Le monde d’après " ! Techniquement toujours aussi réussi, même si aujourd’hui, les dinos font moins peur qu’avant car il n’y a plus l’effet surprise, malgré des monstres de plus en plus féroces et plumés… il y a du Darwinisme assumé dans l’air. Et il faut avouer que tout est fait pour assurer le divertissement sur grand écran. A l’image d’un " Top Gun 2 ", ou d’un " Ghostbuster afterlife ", ce " Jurassic " rassemble l’ancienne et la nouvelle génération de fans (chose que les derniers épisodes de la saga " Star Wars " n’ont jamais réussi à faire). Cet épisode boucle la boucle en rassemblant les héros de la première trilogie (Laura Dern, Sam Neill et Jeff Goldblum) et ceux de la seconde (Bryce Dallas Howard et Chris Pratt). Tout le monde y trouve sa place, s’entraide et cohabite. Les maîtres-mots de cet ultime retour. C’est alors que nous comprenons cette expression entendue et souhaitée pendant ces deux ans de confinement, ce "monde d’après" !

Autre genre avec ce drame anglais intitulé " Nowhere special ".

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John est un modeste laveur de vitre. Il fait de son mieux pour élever seul son fils Michael de 3 ans. Un jour, ce père courage apprend qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Que va devenir son fils ? Doit-il tout lui dire ? Doit-il déjà chercher une famille d’accueil ? Doit-il passer un maximum de temps avec son fils ? Voilà autant de questions qui se bousculent dans sa tête, lui qui est de plus en plus malade, tiraillé entre un état physique qui se dégrade et un sentiment de déchirement envers ce fils qu’il va devoir abandonner.

Entre le film social et le drame pur et dur, " Nowhere special " reste juste du début à la fin, sans pathos exagéré, ni mélo mielleux. Car il y a surtout de la douceur proposée par le réalisateur italien Uberto Pasolini. Il y a plus que jamais de bons acteurs comme ce gamin Daniel Lamont et James Norton dans le rôle du père. Juste comme ça, Norton est pressenti pour être le prochain James Bond !

Une dernière sortie avec le film " Men " en anglais, soit " Hommes ", mais traduit en français par " Eux".

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On reste dans le (tristement) joyeux avec ce drame aux allures de film fantastique voire d’horreur d’Alex Garland, l’excellent réalisateur de " Ex Machina " et " Annihilation " (deux drames fantastiques et d’horreur). Ici, il nous raconte l’histoire d’Harper. Cette jeune femme décide de se retirer à la campagne pour se retrouver. En effet, elle vient de vivre un épisode terriblement traumatisant. Son compagnon vient de se suicider après une violente dispute. Une dispute née de l’envie d’Harper de se séparer de lui. Se sentant coupable, Harper veut faire le point. Mais dans ce coin isolé, rien ne va se passer sereinement… à commencer par ce voisin nu qui l’épie sans cesse.

Ce film est aussi beau que dérangeant. Trop beau pour être vrai. Trop malsain pour être faux. Ce drame psychologique revient sur cette masculinité toxique, sur cette culpabilité enfouie, sur les rapports homme-femme, sur les non-dits. Rien n’est explicite, tout est suggéré… trop peut-être ? À vouloir réaliser un film hyper stylisé, Garland (qui a sens esthétique très pointu) l’a rendu peut-être trop hermétique, distant, incompréhensible. Trop de non-dits tuent le non-dit !

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