Tennis

Joachim Gérard furieux après avoir perdu son matériel à l'aéroport : "D'habitude je roule avec une Ferrari, je vais devoir rouler avec mon vieux tank"

Joachim Gérard en conférence de presse à Charleroi en novembre 2021.
28 juil. 2022 à 09:36Temps de lecture1 min
Par Jâd El Nakadi avec Virginie Giffard

Joachim Gérard est en colère. Le joueur de tennis en fauteuil a vécu une mésaventure ce dimanche alors qu’il revenait du Swiss Open Geneva, un tournoi disputé en Suisse. Une mésaventure qui coûte cher : le Belge a tout simplement perdu l’ensemble de ses affaires, raquettes, fauteuil de compétition à l’aéroport de Zurich.

"On arrive Zurich, à notre aise, et on rentre dans l’avion. Là, on aperçoit nos bagages sur le tarmac. On se dit alors qu’on aura nos bagages à Bruxelles. Mais quand on arrive en Belgique, nos bagages ne sont pas là", a-t-il confié à notre journaliste Virginie Giffard.

Depuis, pas moyen d’obtenir des informations, de savoir où se trouvent ses affaires. "Mon coach, qui habite à deux pas de l’aéroport, va demander tous les jours des nouvelles. Ils n’en ont pas. Ils ne savent même pas nous dire si nos bagages sont à Zurich. C’est dingue".

J’ai encore mon ancien fauteuil et mes anciennes raquettes à la maison

"Dans mon malheur j’ai de la chance car ça se passe quand je vais chez moi, en Belgique. J’ai encore mon ancien fauteuil à la maison, mes anciennes raquettes que j’avais prêtées à quelqu’un qui me les a rendues pour l’occasion. Il me reste aussi 2,3 habits. Je me débrouille mais les conditions ne sont pas optimales. Je n’ai plus utilisé ce fauteuil depuis trois ans, j’ai l’impression d’être petit dedans et de ne pas pouvoir m’exprimer comme je le veux par rapport à mon fauteuil habituel qui est beaucoup plus performant. Si je fais la comparaison, je roule avec une Ferrari habituellement et pour l’instant, quasi avec un tank", a expliqué Gérard, qui est rentré en Belgique pour disputer le Belgian Open à Géronsart, un tournoi qui lui tient à cœur.

"Les sensations sont là mais je suis un peu fatigué de la situation. Même si c’est mon coach qui se déplace à l’aéroport, je passe aussi des coups de téléphone pour trouver des solutions. Maintenant j’ai un fauteuil, je peux m’exprimer mais j’espère qu’on pourra me rapporter mon fauteuil le plus vite possible", a conclu le champion belge.

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