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Jean-Philippe Toussaint remporte avec 'La Vérité sur Marie' le prix triennal du roman

Jean-Philippe Toussaint
15 avr. 2013 à 19:27Temps de lecture2 min
Par ved

Décrochant le prix triennal du roman, Jean-Philippe Toussaint commence à collectionner les récompenses. L'auteur a reçu le Prix de la Vocation 1986 pour "La Salle de bain", le Prix Rossel en 1997 pour "La Télévision" (ex aequo avec Henry Bauchau), et le Prix Médicis 2005 pour "Fuir". "La Vérité sur Marie" est un prolongement de "Faire l'amour" (2002) et de "Fuir" (2005). Le personnage de Marie, déjà présent dans les deux autres romans, est séparé du narrateur, alors que celui-ci a débuté une histoire avec une autre Marie. Les deux protagonistes vont toutefois se retrouver. Le roman retrace une nouvelle histoire d'amour contrarié, entre rupture et retrouvailles. 

Reconnu lundi soir par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa "Prose en langue régionale", Joël Thiry s'essaie à tous les genres dans la langue wallonne, qu'il défend également dans le cadre de son métier de professeur de français. Dans "Doze Omes", il revient sur les histoires de douze femmes, "Doze Fèmes", un précédent recueil. Les "Doze Omes", des personnages masculins de l'entourage des Doze Fèmes, donnent leur propre version des faits. L'auteur souligne que la vérité absolue reste inaccessible car il y a toujours une part de subjectivité dans chaque version d'une histoire.

Arnaud Rykner, professeur à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, s'est vu attribuer le prix du "Rayonnement des Lettres à l'étranger". Il s'intéresse particulièrement à l'œuvre de Maurice Maeterlinck. Il est lui-même metteur en scène, romancier (sept romans parus aux Editions du Rouergue/Actes Sud) et dramaturge.

Active sur scène depuis une année seulement, Joy, de son vrai nom Gioia Frolli, était la seule artiste féminine en lice dans la catégorie "Slam". Elle offre des textes sur l'ivresse, la quête d'une vie intense ou encore la recherche des racines. Peur d'être mal comprise, cette jeune femme de 22 ans a hésité à se lancer. Appréciée par son public, elle est désormais reconnue par les professionnels.

Récompensé dans la catégorie "Spoken Word" par le prix "Paroles urbaines", Carl Roosens, alias Carl, cultive l'art du décalage. Il propose sur scène un subtil mélange entre poésie, électronique mutante, hip-hop et même fanfare décalée. Il sera à l'affiche des Fêtes de la musique de Namur le 22 juin prochain.

Repartant avec le troisième prix "Paroles urbaines", dans la catégorie "rap", Antonin El Hadj, alias Tonino, est membre du collectif hip-hop "Trafiquants d'Art" qu'il forme depuis 2009 avec d'autres artistes issus de la région namuroise. Le jeune homme de 25 ans étudie les Arts du spectacle à l'ULB. Il se dit influencé par le rap mais aussi d'autres univers artistiques comme le cinéma.


Belga

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