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Italia 90 de retour sous le soleil de Belgique au Micro Festival

01 août 2022 à 13:18Temps de lecture2 min
Par Aline Glaudot

2019, golden year pour le post-punk en général et celui made in outre-Manche en particulier, fier de compter parmi ses rangs un groupe aussi italien qu’un Diego Maradona, les Londoniens d’Italia 90. Relativement timides ces deux dernières années niveaux sorties, ils revenaient il y a quelques jours à peine avec l’impétueux "Magdalene". Ils nous donnent de leurs nouvelles entre deux gigs et leur venue imminente dans la Cité ardente.

Jeudi dernier, 11h30 : "Nous sommes à Chemnitz en Allemagne où nous avons joué hier soir et on est sur le point de partir à Berlin […] Ces six derniers mois nous avons donné pas mal de concerts un peu partout en Europe et fait ce qu’on aurait dû faire il y a deux ans", nous racontent, assis verre à la main dans ce qui ressemble à un bon vieux Biergarten, deux des larrons d’Italia 90.

Actifs depuis 2017, ces quatre copains d’enfance issus respectivement de Captain ACAB, J Dangerous, Les Miserable et Bobby Portrait enchaînent les EP avec la même fureur, la même rage au ventre et la même verve politique et engagée. "Italia 90 III", survenu en 2019, les propulse au même rang que shame, The Murder Capital, Black Country New Road, Fontaines DC (et on en passe, la liste est longue). Coupés dans leur élan par la pandémie et alors qu’on les attendait sur un potentiel premier album, ils sortent en 2021 les singles "Borderline" et "Declare". Maigre mais fougueuse et puissante consolation.

"Ne pas avoir joué pendant deux ans nous a donné l’opportunité de bosser sur de nouveaux morceaux et de se développer par rapport à là où on était avant la pandémie. On est super content que ça ait repris, mais du coup on a plus le temps de bosser sur de nouvelles compos, donc finalement cette pause forcée nous a été bénéfique."

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Mercredi 27 juillet dernier, alors en pleine tournée européenne, le quatuor ravivait la flamme en balançant "Magdalene", un titre fort, référence aux "Magdalene Laundries" irlandaises. "Ce n’est clairement pas notre sujet le plus drôle. Cette chanson fait référence aux abus et autres meurtres perpétrés par l’Eglise irlandaise dans les "Magdalene Laundries" pour femmes. On envoyait dans ces institutions des femmes dites "perdues", tombées enceintes trop jeunes ou hors mariage. Ça parle donc des abus de pouvoir perpétrés par l’Eglise sur ces femmes dans ce genre d’institutions et les connivences entre l'Eglise et l'Etat."

Quant à la question de savoir si ce nouveau single annonce la venue d’un potentiel premier album, nos deux interlocuteurs esquissent un sourire "Pas officiellement mais il va y avoir plus de singles et d’info dessus bientôt, on ne peut pas encore donner de détails mais oui, il y aura un album, c’est en chemin. En 2023 ? On espère un peu avant."

On les retrouve ce samedi 16h40 sur la Circus Stage du MicroFestival.

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