Irak: BP signe un contrat concernant un champ de pétrole contesté

Irak: BP signe un contrat concernant un champ de pétrole contesté
11 sept. 2013 à 21:03Temps de lecture1 min
Par Belga News

L'accord, condamné par les autorités kurdes, prévoit que BP mène des analyses dans le champ de Kirkouk, mais ouvre la porte à ce que le groupe travaille à augmenter la production de ce gisement.

Le développement de ce champ est un des objectifs de l'Irak, qui souhaite augmenter sa production pétrolière afin de financer une reconstruction plus que nécessaire.

Mais de nombreux différends opposent le gouvernement central de Bagdad et le Kurdistan irakien, notamment concernant le partage des recettes pétrolières et la souveraineté de la zone autour de Kirkouk, une région riche en pétrole, que les Kurdes veulent inclure dans le Kurdistan.

Le gouvernement kurde ne l'entend pas de cette oreille

"Le contrat prévoit des études du champ pétrolier (...) La compagnie doit mener ces études dans un délai de 18 mois", a indiqué un haut responsable de la compagnie nationale irakienne North Oil Company, qui a la gestion de ce champ.

Le champ pétrolier de Kirkouk, qui produit actuellement 270 000 barils de pétrole par jour, devrait, selon ce responsable, passer à une production de 500.000 bpj d'ici trois ans.

Un porte-parole de BP à Londres a uniquement confirmé avoir reçu une lettre d'intention à ce sujet.

Le gouvernement du Kurdistan autonome rejette quant à lui "tout accord qui contrevient à la Constitution et va contre les intérêts de l'Irak", a-t-il indiqué dans un communiqué, assurant qu'"aucune compagnie ne sera autorisée à travailler dans les territoires contestés" sans "l'accord formel et l'implication du gouvernement du Kurdistan".

Des arrangements préliminaires relatifs à ce projet avaient déjà été révélés en janvier. Le gouvernement du Kurdistan autonome s'y était alors déjà opposé, estimant que cet accord était "illégal".

Bagdad reproche au Kurdistan de passer des contrats pétroliers directement avec des compagnies étrangères, sans l'aval du gouvernement central.

Belga

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