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Regions Hainaut

Grogne au sein de plusieurs services d'incendie de la zone Hainaut-Centre

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16 juin 2015 à 10:46Temps de lecture1 min
Par Vincent Clérin, Martin Caulier

Les conséquences du passage en zone de secours depuis le 1er janvier 2015 passent mal auprès de plusieurs services d’incendie. Ainsi, ce lundi soir, les pompiers de Saint-Ghislain se sont invités au Conseil Communal pour dénoncer la déficience de réponses des autorités communales aux problèmes qu’ils rencontrent.

Les problèmes sont multiples mais les pompiers de Saint-Ghislain dénonçaient plus particulièrement des problèmes de paiement, d’effectifs et de véhicules. Insatisfaction également du côté des pompiers de Quiévrain et de Dour qui pointent eux plus particulièrement le manque d’ambulanciers.

On en arrive à des situations surréalistes où dans une caserne, il y a une ambulance mais… personne pour la conduire ! À Quiévrain, c’est le manque de pompiers volontaires qui se fait clairement sentir "pour tourner en 24 heures sur 24, il faudrait 32 personnes et pour l’instant nous ne sommes même pas 20, déplore le capitaine William Wauquiez, Chef de Poste de la caserne.

Un volontariat trop irrégulier

À Quiévrain, la majorité des pompiers sont volontaires, officiellement ils sont 79 mais en réalité moins de la moitié répondent à l’appel "il y des gens qui ne prestent pas assez ou qui n’ont plus presté depuis des années, ils peuvent prester pendant un mois, ne plus venir pendant un mois ou deux et puis revenir, c’est le gros problème du volontariat ".

Avec le passage en zone, les ambulanciers ont un nouveau statut et ils ne peuvent plus travailler que 24 heures par semaine. Un nouveau plan du personnel est prévu pour le 31 décembre au plus tard, il permettra la relance de recrutements mais d’ici là, les pompiers devront se débrouiller.

Une réorganisation du travail

Christel Scarniaire, Délégué CSC pour la zone Hainaut-Centre, se demande s’il n’est pas nécessaire de recruter des professionnels et d’instaurer des gardes avec ces professionnels pour certaines plages horaires, comme en semaine ou en journée, lorsque les volontaires sont le moins disponibles. Pour lui, à long terme, il faut de toute manière un plan de personnel, la loi le prévoit, c’est exigé mais "la zone tarde à le mettre en place".

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