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Grève nationale: les piquets levés, les syndicats se disent satisfaits

Grève nationale: les piquets levés, les syndicats se disent satisfaits
15 déc. 2014 à 20:10 - mise à jour 15 déc. 2014 à 20:25Temps de lecture3 min
Par Belga News

Les transports en commun et le trafic aérien étaient complètement à l'arrêt lundi. En Flandre, Le port d'Anvers était aussi en grande partie paralysé. De plus, il était impossible de naviguer sur la Dendre et le canal Albert. De nombreuses écluses étaient fermées. Les gares et aéroports étaient donc quasi déserts, tandis que l'économie tournait au ralenti.

Les zonings, également fortement visés, ont été bloqués en de nombreux endroits, provoquant au passage l'énervement de certains conducteurs et quelques incidents.

 

Grève nationale: l'impact sur la mobilité

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Grève nationale: blocage dans les zonings

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Selon la Fédération des entreprises de Belgique, qui a mené une enquête auprès de ses membres, la grève frappe essentiellement le secteur public et épargne le secteur privé. Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) indique quant à lui que seuls 6% des petites entreprises comptent un ou plusieurs grévistes.

Pas le même suivi dans tous les secteurs

Le secteur de l'enseignement a particulièrement suivi le mouvement, et de nombreuses écoles étaient fermées. La mobilisation dans l'enseignement a été plus forte lors de la grève nationale que lors des grèves tournantes, ont indiqué la CSC et la CGSP Enseignement. Quasiment aucune école secondaire n'était ouverte en Wallonie. Au nord du pays, 20% des professeurs n'ont pas travaillé, selon la porte-parole de la ministre flamande de l'Enseignement, Hilde Crevits.

La grève a également eu des répercussions sur les supermarchés, dont l'activité était perturbée. Les centres de distribution du groupe Colruyt à Ath et à Malines étaient notamment bloqués. Près de la moitié des magasins Lidl n'ont pas ouvert leurs portes. Au total, 620 des 748 magasins Carrefour de Belgique étaient accessibles. Chez Delhaize, 88 des 138 magasins en gestion propre étaient fermés lundi.

Les administrations communales ont aussi connu des perturbations, tandis que sept bureaux de poste sur dix sont restés ouverts. Un service minimum était par ailleurs organisé dans les hôpitaux et pour les pompiers.

Entre 15 et 25% des gardiens de prison ont travaillé en Wallonie contre 20 à 25% en Flandre, d'après Laurent Sempot, porte-parole de la direction générale des établissements pénitentiaires. La situation restait néanmoins variable d'une prison à l'autre mais les détenus étaient majoritairement confinés en cellule. Des policiers ont refusé par endroits de remplacer les gardiens, en raison du mot d'ordre de grève qu'avait lancé le syndicat SNPS, réclamant un service minimum dans les prisons.

Concernant la justice, toutes les audiences impliquant des détenus au Palais de Justice de Bruxelles ont dû être reportées car ils ne pouvaient être emmenés sur place à cause du mouvement dans les prisons. Le personnel de sécurité était aussi manquant.

Les journaux francophones ne sont pas parus en version papier. Au nord du pays les éditeurs Mediahuis et De Persgroep sont parvenus à tirer une version "allégée" de leurs quotidiens, qui avaient été imprimés dimanche en prévision.

Une circulation routière plus fluide qu'habituellement mais pas de trains

La circulation sur les routes du pays est restée relativement fluide la journée, malgré des barrages. Aucun embouteillage n'était répertorié en soirée, ce qui risque de ne pas être le cas mardi matin à la suite des actions de contrôles renforcés que mènera la police entre 7h00 et 8h30. Le front commun syndical estime ne pas encore avoir été entendu concernant le régime de pensions du personnel de police

Les trains circuleront à nouveau mardi matin, tout comme les autres transports en commun.

L'Union des entrepreneurs indépendants Unizo estime lundi l'impact économique de la grève nationale à 264,8 millions d'euros dans le secteur privé et à 480 millions en prenant compte de celui pour les autorités. La fédération Voka parlait elle de 600 millions d'euros.

Les syndicats évalueront dans les prochains jours les différentes actions tenues lundi.

RTBF avec Belga

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