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Grève des services publics: pas de train, pas de bus, place à la débrouille

Grève des services publics: pas de bus, pas de train, place à la débrouille
31 mai 2016 à 13:09 - mise à jour 31 mai 2016 à 13:09Temps de lecture2 min
Par Eric Destiné

Une nouvelle grève a touché les services publics du pays ce mardi. La première conséquence était visible sur le terrain, il n'y avait quasi pas de transport en commun. Pas de bus, pas de train, quand rien ne roule, place à la débrouille et à chacun son plan B.

A 07h30 à la gare des Guillemins à Liège, d'habitude, c'est l'heure de pointe, on se bouscule sur les quais.  Aujourd'hui, c'est calme plat.  Les seuls voyageurs qu'on croise ont trouvé des alternatives, comme le covoiturage.  "Je me suis connectée sur internet", explique une voyageuse, "j'ai trouvé une personne qui est disposée à me charger, ici pas très loin de la gare, à 9h pour aller vers le Luxembourg."

"Pas d'argent, plus rien, c'est le calme plat"

Dans les rares commerces ouverts, il y a peu de clients.  Depuis plusieurs jours, Roger Langlet, gérant d'une librairie dans la gare de Liège-Guillemins, a vu son chiffre d'affaires diminuer de 90% "Depuis jeudi dernier, nous sommes totalement à l'arrêt.  Donc, plus de clients, pas de commandes, pas d'argent, plus rien, c'est le calme plat."

Aujourd'hui, le trafic des bus était aussi très perturbé. Une grève annoncée depuis longtemps qui a surpris quelques distraits, comme Margaux Smolarek, vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter "Je ne savais pas qu'il y avait grève.  Je vais me débrouiller en taxi, à pied, je ne sais pas."

Une étudiante que nous avons rencontrée, prend, elle, le chemin de l'école en taxi "Je suis sortie de chez moi, dit-elle, et j'ai vu qu'il n'y avait pas de bus.  Je me suis dit que j'allais prendre le taxi pour aller à l'école, pas le choix."

Covoiturage, taxi ou auto-stop

A Esneux, en région liégeoise, nous avons croisé des bus. Une ligne exploitée par une société privée. Michel Verrycken, habitant de Poulseur, a pu se déplacer, mais dans un périmètre limité "Mon programme n'est pas d'aller à Liège aujourd'hui parce qu'avec les grèves, on n'y arrive pas.  Je me suis renseigné, j'ai demandé au chauffeur de bus.  On roule normalement entre Comblain et Tilff, on est limité."

Déplacement limité, covoiturage, taxi ou encore auto-stop, c'était le pari de Renaud Dewart, étudiant en gestion des ressources humaines à l'Ulg pour venir à son examen ce matin "Les gens comptent sur la solidarité.  Il y a des gens qui sont venus se proposer pour que je puisse rentrer sur Liège-centre, bien gentiment ils me prennent.  Je vais pouvoir encore étudier l'après-midi et ne pas attendre ici, bêtement au Sart-Tilman."

Parmi les initiatives de covoiturage proposées, il y a encore ce groupe Facebook créé par une étudiante. Et qui prend de l’ampleur. 

 

 

 

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