Génération 21 : Tukan

Génération 21
16 sept. 2020 à 20:05Temps de lecture2 min
Par Pierre Paulus

En 30 secondes à peine, Tukan m’a cloué le bec. Musicalement. J’ai voulu en découvrir un peu plus sur ce volatile à quatre membres, qui déploie ses ailes progressivement. Quelque part entre Seneffe et Bruxelles, avant qui sait de migrer vers d’autres horizons.

Je ne sais plus très bien par quelle voie céleste j’ai fini par atterrir sur la page de Tukan. Page qui entretient encore le mystère autour de ce nouveau volatile à la plume musicale et subtile. Subtilité qui transparaît dans le visuel, inspirant l’imbrication des éléments. Ce qui augure, comme un oiseau mais non de mauvaise, la complémentarité créatrice des quatre membres de Tukan. Si l’aventure en est à ses prémices, le groupe a d’ores et déjà été sélectionné pour l’édition 2020 du Concours Circuit. Et les premières dates d’accompagner cet envol : du Ravieversaire le 3 octobre à l’Atelier 210 le 5 novembre. Une sortie du nid après plus d’un an de travail, dont un aperçu est dévoilé par le groupe dans une courte vidéo… 30 secondes qui suffisent à me clouer le bec, et à vouloir aller plus loin dans la découverte.

De coups de fil en aiguille, je rencontre deux des membres de Tukan, dans la foulée d’une répétition, et commence par leur demander quel horizon ils aimeraient titiller. "Le plus haut et le plus loin possible, en espérant rencontrer de belles personnes sur la route. Des personnes qui nous aident à déployer nos ailes." C’est que, par essence, Tukan a quelque chose d’itinérant. Cet été encore, ses musiciens, avant tout des amis, ont sillonné des routes de France et d’Italie, dans le sillage d’une série d’aventures qui les unit. "Nous avons lancé d’autres projets musicaux avant Tukan. Nous nous connaissons aussi bien personnellement que musicalement. Notre musique se compose, dans un premier temps, de façon collective et en improvisant. Nous répétons dans un home studio créé par l’un des membres du côté de Seneffe. Cela nous permet d’enregistrer très vite nos titres, de réécouter, de faire le tri entre les idées et de garder les parties que l’on préfère pour composer nos morceaux."

Des morceaux bientôt transmis sur scène, ce qui réjouit Tukan. "Nous proposons une musique qui vit et nous aspirons à la faire vivre au maximum. C’est cette énergie qui nous motive et on espère qu’elle pourra persister de concert en concert." Si les premières compositions de Tukan n’ont pas encore de nom arrêté, elles ne manquent pas de sensations. À commencer par celle de l’imbrication – j’y reviens – à travers des lignes qui s’emboîtent dans une dynamique cyclique, répétitive, où chacun trouve sa place. "On se complète bien !" Après avoir pu écouter non plus 30 secondes mais 5 minutes et 20 secondes d’une démo, je me dis que si seulement le boucan pouvait se muer en Tukan.

 

 

 

Articles recommandés pour vous