Cyclisme

Gasparotto: "On peut arrêter le Tour de Belgique aujourd'hui"

Gasparotto: "On peut arrêter le Tour de Belgique aujourd'hui"
28 mai 2016 à 14:41 - mise à jour 28 mai 2016 à 14:41Temps de lecture1 min
Par RTBF

Suite à la grave chute lors de la 3e étape du tour de Belgique, Enrico Gasparotto, qui est sans doute à la base de la décision d’arrêter l’étape après sa discussion avec Eurodiscar, est venu expliquer sa décision de mettre un terme à l'étape du jour: 

"Ce n’était pas une décision difficile. J’avais directement cette idée de m’arrêter car ce qu’on a vu était encore une fois très mauvais pour le cyclisme. Ça s’est passé devant moi mais les autres  coureurs m’ont raconté. Après ce qu’il est arrivé à notre équipe cette année, ça ne doit plus arriver. C’est un signal pour tout le monde, on est des coureurs cyclistes mais avant tout, on est des pères, on a des familles. Le moment est venu de se regarder dans le miroir et de revoir les priorités. Si on perd la vie, il n’y a plus de courses cyclistes."

Pour le coureur de l'équipe Wanty-Groupe Gobert, qui avait perdu Antoine Demoitié là aussi lors d'un incident avec une moto, le Tour de Belgique peut s'arrêter définitivement aujourd'hui: "Je ne suis pas déçu de ne pas courir aujourd’hui car c’était la meilleure décision. Et c’est possible qu’on ne roule pas demain non plus. On va voir avec les autres coureurs ce qu’ils pensent mais pour moi, on peut arrêter tout de suite la course. Ce qui est arrivé aujourd’hui est vraiment très mauvais. Bien sûr c’est le Tour de Belgique et mon équipe est belge mais mon équipe est la mieux placé pour savoir ce que cela fait de perdre un coureur et nous ne voulons pas que ce genre de situation arrive encore."

Pour Gasparotto, il y a des choses à changer: "Ce qui est arrivé est très sérieux mais à certains moments, la meilleure chose à faire est de se regarder dans le miroir et de regarder ce qui est possible de faire pour éviter ce genre de situations. On a besoin d’analyser tout ça et voir ce qu’il faut changer. Je suis professionnel depuis 12 ans et je me souviens qu’il y a 10 ans, les choses étaient différentes. A ce moment la, on laissait passer les voitures de directeurs sportifs, quitte à se que cela crée des trous dans le peloton mais ce n’est plus le cas depuis plusieurs années. C’est vrai que maintenant on observe dans le peloton professionnel des attitudes qu’avant on ne voyait que dans les pelotons amateurs."