Françoise Hardy, "l'interprète sans voix" qui règne sur le royaume de la mélancolie

Françoise Hardy
15 août 2019 à 06:00Temps de lecture1 min
Par Réal Siellez

"Un acteur sur la scène n’a pas de famille, il appartient à la curiosité de la foule". Roger Lemelin dans son roman Les Plouffe. Cette phrase se s’applique absolument pas aux chanteurs, et c’est toujours passionnant d’aller fouiller les origines de leurs inspirations et de voir ce qu’ils ont transmis aux générations suivantes.

Notre matriarche du jour se définit comme étant une monomaniaque : quand elle a une idée en tête ou un son dans le cœur, elle le tient jusqu’au bout. Tout en étant l’antithèse de esbroufe vocale, elle n’est pas une discrète dans l’univers de la chanson francophone… et pourtant combien de fois elle a voulu se faire toute petite, disparaître…

Elle a ouvert la voix de la variété et de la pop à tous ceux et celle qui ne donnait pas dans le bel canto, elle en a inspiré des artistes… compositeurs, photographes, écrivains, réalisateurs, interprètes, elle qui voulait passer discrètement, elle est réclamée par tous et toutes.

Elle règne sur le royaume de la mélancolie et elle est la preuve que ce n’est pas parce qu’on a peu de voix qu’on n’a rien à dire.