Formule E

Formule E Séoul – Vandoorne à deux doigts du titre : « Ce serait le plus beau sacre de ma carrière »

Ce week-end, le championnat du monde de Formule électrique pose ses valises en Corée du Sud pour les deux dernières courses de la saison 2022. Stoffel Vandoorne débarque à Séoul en tant que leader du championnat, mais le Belge, qui pourrait déjà être sacré champion du monde dès la course de samedi, n’est pas à l’abri d’un retour de Mitch Evans, 2e à 36 points, et d’Edoardo Mortara, 3e, à 41 unités. Le français Jean-Eric Vergne n’est lui plus qu’une menace très lointaine puisqu’il devrait empocher les deux poles, les deux victoires et signé le tour le plus rapide lors des deux courses pour garder espoir. Avec 58 points encore en jeu et cette belle première place au championnat, Vandoorne est donc en très bonne position pour empocher la couronne mondiale.

"Ce serait vraiment le plus beau titre de ma carrière jusqu’ici, parce que c’est un championnat du monde, mais aussi parce que la concurrence y est très rude. Il y a énormément de pilotes très talentueux. Et puis il y a beaucoup de constructeurs impliqués. Tout cela donnerait une importance plus grande à ce titre-ci par rapport aux autres que j’ai pu décrocher (ndlr : notamment en GP2 en 2015). Et puis cela aurait une saveur particulière d’empocher ce sacre avec Mercedes, parce que j’ai commencé l’histoire avec eux en 2018 d’abord sous la bannière HWA. J’ai fait tout ce chemin avec le team et en plus c’est la dernière saison avec Mercedes (ndlr : la marque se retirera de la Formule E l’an prochaine). J’aimerais vraiment leur offrir ce titre avant leur départ. On avait déjà empoché les deux couronnes la saison dernière : le championnat pilote avec Nick De Vries (son équipier) et le titre constructeurs, mais j’espère que cette fois c’est moi qui pourrai ramener le titre pilote. Ce serait génial de terminer sur cette note-là.

Cette saison Vandoorne a fait preuve d’une régularité avec 7 podiums en 14 courses. Le Belge n’est également sorti qu’une seule fois du top 10. Voilà aussi l’une des raisons pour lesquelles il touche la couronne mondiale du bout des doigts.

"L’an dernier, j’étais déjà en mesure de décrocher le titre, mais j’ai eu de la malchance au mauvais moment. Cette saison, ça n’a pas été le cas. En plus de cela, l’année a été très différente avec le nouveau système de qualification (deux groupes de 11, puis des duels à élimination directe). Ça a vraiment permis de voir des séances plus équitables et de dégager une hiérarchie plus claire. On a rapidement été quatre pilotes pour le titre (ndlr : Vandoorne, Evans, Mortara et Vergne). Bien sûr, d’autres ont connu quelques coups d’éclat, mais en termes de constance, c’est notre quatuor qui s’est dégagé de la mêlée. C’est vraiment la régularité qui a fait la différence cette année.
Avec ce nouveau format, les meilleurs ressortent. Lors des années précédentes, l’évolution de la piste jouait un trop grand rôle. Ceux qui se retrouvaient dans le bon groupe
(ndlr : les pilotes étaient répartis en quatre groupes) se qualifiaient devant sur la grille même après une mauvaise prestation. Cette saison, c’est beaucoup plus égal pour tout le monde."

Evans, Mortara, Vergne, la concurrence s’est effondrée

Lors des dernières courses, les trois autres candidats au titre ont un peu lâché prise : Evans reste sur un abandon à Londres, Mortara n’a pas intégré le top 10 lors des deux manches londoniennes et Vergne a été contraint deux fois à l’abandon lors des trois derniers rendez-vous.

"Mes concurrents ont connu pas mal de soucis. Mais attention, cela montre aussi que ça peut m’arriver. Donc le but sera vraiment de performer au mieux pour ne pas s’exposer aux accrochages.
Depuis le début de saison, je me suis montré très régulier et la Formule E est l’un des championnats les plus compliqués pour trouver de la constance. Je pense que j’ai géré intelligemment, parce que je me suis plusieurs fois retrouvé dans des situations où il ne fallait pas prendre de risques, ne pas être trop gourmand en voulant aller chercher la victoire, parce que mes concurrents directs étaient en difficulté. Je n’ai gagné qu’une course cette saison, mais j’ai signé sept podiums. C’est certain j’aurais pu engranger plus de victoires en prenant un peu plus de risques, mais honnêtement, je préfère gagner le championnat. Aujourd’hui je suis beaucoup plus mature et on a beaucoup plus d’expérience en tant qu’équipe. Autre atout pour moi, j’ai déjà été en position de lutte pour le titre comme en GP2 et c’est certain que ces expériences du passé jouent un rôle. Avoir connu la pression de ces moments-là, ça aide."



 

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