Cyclisme

Fin de saison pour Philippe Gilbert ? "On ne sait jamais..."

01 oct. 2020 à 14:27 - mise à jour 01 oct. 2020 à 14:27Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger avec Lise Burion

Philippe Gilbert ne défendra pas son titre à Paris-Roubaix le 25 octobre : non-partant jeudi dans le Binckbank Tour, le Belge a annoncé son forfait pour la "reine des classiques" comme pour le Tour des Flandres, le dimanche précédent, en raison de douleurs persistantes à son genou gauche.

"C’est une douleur qui a toujours été présente. Elle s’est un peu empirée avec le volume, la charge de travail sur les différentes courses auxquelles j’ai pris part. J’ai surtout réalisé que ma condition physique ne peut pas s’améliorer à cause de la douleur. On a profité de la journée de repos au BinckBank Tour mercredi pour faire un point avec le staff médical sur place. Il fallait se rendre à l’évidence : ça ne servait à rien de continuer dans ces conditions afin de courir derrière une condition qui n’arrivera quand même que trop tard par rapport aux échéances, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. On a décidé de reprendre une rééducation plus précise et de diminuer les charges. On va s’axer uniquement sur la rééducation. On est déjà très loin dans la saison. C’est compliqué d’imaginer une autre fin, mais on ne sait jamais comment peut se dérouler la rééducation. Il faut rester prudent et avancer au jour le jour, ou semaine après semaine, et voir l’évolution. Il sera peut-être temps de se retourner sur une course ou une autre. Il n’en a toutefois plus beaucoup au calendrier. Et la Vuelta ? Il y a une possibilité, mais elle est très faible", reconnait le coureur belge.

"Je ne pense pas avoir repris trop tôt. J’ai fait le travail nécessaire. Ma jambe était fort gonflée après la chute (ndlr : au Tour de France). Le but, c’était de drainer et de retrouver de la mobilité. En analysant le calendrier, je n’avais pas dix solutions pour arriver en forme. Il fallait que je reprenne la compétition en participant à des courses à étapes. C’est le meilleur moyen pour revenir en forme. Je n’ai pas de regret d’avoir pris ce risque. J’ai tout essayé pour être au départ du Tour des Flandres. Beaucoup de coureurs sont dans une situation similaire à la mienne cette année, sans même avoir eu de chute. Je suis comme tous les compétiteurs, j’aime gagner… ça n’aura pas été le cas cette année. Mon souhait le plus cher serait de pouvoir pédaler sans douleur. Quand on a mal à chaque coup de pédale, ça fait un bon lot de douleurs à la fin de la journée. Quand je fais des sorties de 4 ou 5 heures qui ne sont pas extrêmes, je rentre complètement mort. Ca use mentalement aussi", a poursuivi Philippe Gilbert.

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