Faut-il lutter contre les théories du complot?

Faut-il lutter contre les théories du complot ?
23 janv. 2018 à 15:29 - mise à jour 23 janv. 2018 à 15:29Temps de lecture1 min
Par Débats Prem1ère

Un sondage fait débat depuis plusieurs semaines. Réalisé par l’Institut IFOP, il indique que huit Français sur dix adhèrent à au moins l'une des grandes "théories du complot". Exemple : 32% des sondés pensent que "le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde". Autre exemple, 31% sont d'accord avec l'affirmation que "les groupes terroristes jihadistes comme Al-Qaïda ou Daech sont en réalité manipulés par les services secrets occidentaux". Enfin, 16% des Français considèrent que "les Américains n'ont jamais été sur la lune et que celle-ci n'est pas ronde comme on nous le dit depuis l'école ".

Le sondage a suscité des commentaires et des critiques. Reste pourtant que le phénomène du complotisme est une réalité. Deux écoles s’affrontent. Ceux qui jugent que l’émergence des théories du complot est l’indicateur d’un discours critique envers l’ordre établi. En tant que tel, il ne faudrait pas les condamner. La critique du complotisme est, pour certains, une tentative des puissants de disqualifier les pensées les plus critiques. L’économiste et intellectuel français Frédéric Lordon juge par exemple qu’il y a une "obsession du complot qui relève des strates les plus élevées de la société". En un sens, la critique du complotisme, la dénonciation des théories qui circulent sur le net, deviendrait une sorte de complot des dominants contre les dominés.

D’autres intellectuels, comme Sophie Mazet auteure d’un "Manuel d’autodéfense intellectuelle", jugent que le complotisme est un danger grave pour la démocratie. Les théories du complot installent un relativisme complet qui sape la possibilité d’avoir encore un dialogue entre citoyens.

Que faire face au succès des théories du complot ? Faut-il s’en inquiéter ou au contraire s’en réjouir ? 

Un débat à suivre en direct dès 12h30 ce mercredi 24 janvier sur La Première.

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