Eurostar Bruxelles-Londres: comment décourager illégaux et fraudeurs?

Britanniques, Belges et Français cherchent une solution au problème des passagers illégaux.
19 févr. 2012 à 09:20Temps de lecture1 min
Par RTBF
La polémique n'est pas neuve mais elle n'a pas encore trouvé de réelles solutions. Fin 2011, un reportage de l'une des chaînes de la BBC, Radio 4, pointait le fait que d'éventuels illégaux ou passagers fraudeurs pouvaient prendre un Eurostar à Bruxelles, dire descendre à Lille ou Calais, mais pouvaient en fait poursuivre leur trajet jusqu'à Londres, sans avoir une seule fois à montrer leurs papiers. Avec un simple billet Eurostar.

La France et la Belgique appartiennent à l'Espace Schengen, aucun contrôle intérieur n'a donc lieu. Mais la Grande-Bretagne n'appartient pas à cet espace. Les Britanniques souhaiteraient donc pouvoir contrôler tous les voyageurs à destination de Londres. Soit avant l'embarquement à Bruxelles, mais la Belgique a fermement refusé. Soit à Lille, mais les autorités françaises ont à leur tour refusé de voir des policiers anglais faire des contrôles sur leur territoire.

France et Belgique se voient aussitôt accusées de permettre aux illégaux d'entrer outre-Manche, "Lille" servant de "faille" dans le système.

L'année dernière, 300 illégaux ont été arrêtés côté anglais. Mais combien ont réussi la traversée sans se faire prendre ? Eurostar renvoie aux autorités politiques et dit attendre. Côté français, la SNCF, actionnaire d'Eurostar, a agité la crainte d'une suppression des arrêts à Calais et une réduction de ceux de Lille.

La question a été évoquée vendredi lors d'un sommet franco-anglais à l'Elysée, mais on ignore ce qu'il est est ressorti. Pour l'heure, les liaisons continuent.

PIAB, avec Fabien Van Eeckhaut

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