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Enseignement supérieur : comment s'annoncent les secondes sessions ?

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Nous sommes encore à un mois de la rentrée dans l'enseignement supérieur mais pour une partie des étudiants, c'est déjà l'heure des secondes sessions. Après deux années de cohabitation avec le Covid, peut-on parler d'une année de retour à la réalité ? Comment s'annonce cette seconde session ? On a posé la question à la nouvelle présidente de la Fédération des Étudiants Francophones, Emila Hoxhaj.

Les étudiants jobistes, défavorisés ?

"On n'a pas les chiffres session par session mais on sait qu'en première année, c'est 60 % des étudiants qui ratent leur année". Un nombre conséquent qui semble impacté par différents facteurs, notamment le fait d'être étudiant jobiste note Emila Hoxhaj :

Un étudiant sur quatre est obligé de travailler pour payer ses études et ses chances de réussir sont diminuées de 43%

Le report de crédit, un cadeau empoisonné ?

Le système de seconde session n'est plus celui de "ça passe ou ça casse", il y a moyen aujourd'hui de reporter un certain nombre de crédits à l'année d'après. Un système qui implique parfois de trainer des matières d'une année à l'autre. Est-ce que le système rend forcément service aux étudiants ? "Avant de se poser la question de la structure des crédits, il faut s'intéresser à la cause de l'échec : on parlait des jobs étudiants mais on peut aussi citer le niveau en secondaire qui est assez inégalitaire, le manque d'accompagnement à la réussite, etc. En l'état actuel des choses, oui, c'est mieux que l'étudiant réussisse son année" affirme la présidente de la FEFF.

Que va changer la réforme paysage ?

À partir de l'année prochaine, l'étudiant aura l'obligation de réussir les soixante crédits de sa première année en deux ans maximum, après quoi il devra soit se réorienter soit quitter l'enseignement. "Ce qu'on regrette c'est que cette réforme va en fait avoir l'effet d'un 'nettoyage', c'est injuste".

Quelles traces a laissé le Covid ?

"Le Covid il a mis en avant des problèmes qui existaient déjà : le manque d'encadrement notamment. Oui on voit encore des traces maintenant, le contact est revenu mais les problèmes ne sont pas résolus" déplore Emila Hoxhaj.

© GettyImages / Skynesher

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