Belgique

En Flandre, le locataire de logement social devra parler le néerlandais

En Flandre, le locataire de logement social devra parler le Néerlandais
23 nov. 2014 à 14:10Temps de lecture1 min
Par Thomas Gadisseux

La mesure est présentée comme un outil de "cohésion sociale". La ministre flamande du Logement, Liesbeth Homans (N-VA) a annoncé à la VRT que désormais les locataires de logement social devront fournir des preuves qu’ils apprennent le néerlandais. "J’attends que les gens sachent demander, par exemple, à leurs voisins le jour où ils peuvent sortir les poubelles. Au lieu de chaque jour, sortir leurs poubelles". Si les gens se comprennent dans les blocs d’appartements, explique la ténor N-VA, cela facilite la vie en société. "Je ne demande pas non plus qu’ils sachent lire Hugo Claus".

5000 euros

L’obligation de connaitre "un mot de néerlandais" vaut pour tous, donc également pour les francophones qui louent un logement social en Flandre. La seule exception vaut pour les analphabètes et pour raisons médicales. Face à un refus catégorique, l’amende pourrait s’élever jusqu’à 5000 euros.

"Ce n’est absolument pas notre objectif d’éjecter quelqu’un d’un logement social ou d’empêcher l’accès à un logement", précise la ministre Liesbeth Homans. Pour l'instant, selon le code du logement flamand ("Wooncode") des critères conditionnent l'accès à un logement social. Une de ces conditions, c'est "d'être capable de montrer que l'on apprend le néerlandais". "Mais ce n'est pas lié à un résultat. On passe d'une obligation d'engagement à une obligation de résultats", explique la ministre. Le code du logement flamand ("Wooncode") a créé plusieurs fois la polémique dans le passé. L'an dernier, la Cour européenne de Justice a estimé que certains aspects du décret n’étaient pas compatibles avec le droit européen.

Th. Gadisseux avec VRT

Spreek Vlaams, sinon amendes

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