Belgique

Elio Di Rupo: "Il n'y a pas eu de cafouillage" au gouvernement

Le Premier ministre Elio Di Rupo
15 janv. 2012 à 11:35 - mise à jour 15 janv. 2012 à 15:13Temps de lecture2 min
Par Belga News

Il est content et satisfait, Elio Di Rupo. Son gouvernement, dit-il, avance bien et, surtout, il travaille beaucoup : "Trois semaines à peine après la prestation de serment, nous avons introduit au parlement le budget, on a fait voter des réformes extrêmement importantes pour les pensions anticipées et pour le marché du travail, en répétant qu'on n'a pas touché ni à l'âge légal de la pension ni au montant des pensions des deux millions de pensionnés".

Si certains on a noté certaines tensions après la sortie de Paul Magnette sur la Commission européenne, voire quelques flottements à propos, notamment, des salaires des ministres, Elio Di Rupo ne voit pas les choses ainsi : "D'abord, il n'y a pas eu de cafouillage. Il y a une opposition qui s'oppose et qui prend un détail et qui essaye de le grossir pour faire l'actualité. Les ministres ont une rémunération qui diminue de 5 %, les cabinets sont diminués de 15 %. Il y a 100 collaborateurs en moins dans l'ensemble des cabinets. Et puis, chaque ministre exprime un peu son sentiment et le sentiment de sa formation politique. Moi, mon rôle, c'est de défendre et d'expliquer, car je pense qu'on doit expliquer davantage, expliquer ce que le gouvernement fait. Et chaque jeudi, je défends ces positions et je réponds à l'opposition, et je le fais au parlement".

"Notre gouvernement est le gouvernement du changement"

Le Premier ministre Elio Di Rupo a aussi répliqué dimanche à la N-VA, qui reproche au gouvernement de ne pas faire les réformes indispensables. "Notre gouvernement est le gouvernement du changement", a-t-il dit à l'émission De zevende dag de la VRT.Il a notamment mis en avant la réforme des pensions et du marché du travail ainsi que la réforme de l'Etat et la scission de BHV.

Le gouvernement procédera en février à un contrôle budgétaire pour adapter l'épure aux nouveaux chiffres. Sur ce point, le Premier ministre n'a pas donné d'indication sur les mesures qui seront prises. Il a toutefois répété que les citoyens n'étaient pas responsables de la situation actuelle qui est la conséquence de la crise bancaire et économique.

Elio Di Rupo est aussi resté très prudent sur la mise en oeuvre de la réforme de l'Etat.

Le ministre président flamand Kris Peeters (CD&V) a déclaré cette semaine qu'il voulait que la réforme soit effective avant 2014. "On travaille" s'est contenté de dire le Premier ministre.

En ce qui concerne le contrôle budgétaire, le secrétaire d'Etat à la Mobilité Melchior Wathelet (cdH) a dit sur le plateau de RTL qu'il faudra trouver 1,2 à 1,3 milliard d'euros. Sur la méthode pour arriver à ce résultat, Melchior. Wathelet est resté vague tout en ajoutant qu'"en dépenses, on est à la corde". "Il faudra peut-être augmenter les recettes", a-t-il reconnu.

A.L. avec M. Sirlereau et Belga