Elections autrichiennes : quelles répercussions pour l'Europe ?

Autriche: qui sont les nouveaux ministres ?

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18 déc. 2017 à 17:44 - mise à jour 18 déc. 2017 à 20:26Temps de lecture2 min
Par Sandro Calderon et Alice Debatis

Le gouvernement autrichien dirigé par le jeune chancelier conservateur Sebastian Kurz, a prêté serment ce lundi midi. Aux côtés de son parti, l’OVP, on retrouve le FPO, un parti anti-migrant mais aussi clairement eurosceptique. Le parti de la liberté de l'Autriche s'était opposé dans les années 90 à l'entrée de l'Autriche dans l'Union européenne. 

"un engagement européen clair"

Sebastian Kurz a assuré ce weekend que sa coalition aurait "un engagement européen clair". Il a donné aussi quelques gages de bonne volonté : l’Autriche n’organisera pas de référendum sur une sortie de l’Union Européenne malgré la demande de ses alliés d’extrême droite. Le chancelier a également décidé de garder la main sur la politique européenne, une décision sans doute appréciée quand on sait que l’Autriche prendra la présidence tournante de l’Union au deuxième semestre de 2018. 


Mais, dans le même temps, quand Sebastian Kurz promet que l’Autriche sera un " acteur actif et fiable " au sein de l’Union, c’est dans le but de renforcer la subsidiarité. Le gouvernement autrichien va défendre la souveraineté des Etats membres au sein de l’Union Européenne. Il demandera davantage de compétences pour les Etats à chaque fois que c’est possible. Il ne prônera une coopération plus poussée que dans certains domaines, comme le contrôle des frontières extérieures, le terrorisme ou la lutte contre l'immigration. 

Réactions européennes

Par communiqué, le président du Conseil, Donald Tusk a chaleureusement félicité Sebastian Kurz pour sa nomination en tant que chancelier. Il espère que le gouvernement autrichien continuera à jouer un rôle constructif et pro-européen au sein de l'Union.
Quant à la Commission, elle n'a pas encore communiqué officiellement. Elle attend la rencontre prévue demain soir à Bruxelles entre Jean-Claude Juncker, le président de la Commission et le chancelier Sebastian Kurz. 


Mais, il semble déjà exclu de voir se répéter le scénario de l'an 2000. A l'époque, l'Union européenne avait pris des sanctions diplomatiques contre l'Autriche pour montrer son opposition à la formation d'un gouvernement réunissant le parti conservateur et l'extrême droite. Peut-être parce qu’entre temps les partis populistes et d'extrême droite sont montée en puissance en Europe et qu'ici et là, ils sont devenus incontournables. 

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