Dour Festival : Les postes médicaux plusieurs fois saturés

Dour, le plus gros dispositif de la Croix-Rouge en Wallonie
18 juil. 2015 à 11:36 - mise à jour 18 juil. 2015 à 12:01Temps de lecture1 min
Par Charlotte Legrand

Le docteur Pierre Todorov dirige les équipes médicales déployées sur le festival. Des équipes plus sollicitées que l'an dernier. Le volume des interventions a augmenté, mais les cas sont - jusqu'ici - moins graves que l'an dernier. Un campeur avait perdu la vie pendant le festival, suite à une overdose. Interview.

Docteur Todorov, nous sommes au quatrième jour du festival. Comment cela se passe-t-il, du côté des postes médicaux?

On a actuellement pas mal de travail, notamment dû à la météo. Les postes de soin, dont celui du camping, travaillent à plein régime. Pour l'instant, nous avons répertorié un peu plus de 2500 passages dans les postes de soin et une cinquantaine d'évacuations vers des structures hospitalières. On a quand même été relativement saturé les deux nuits précédentes par un afflux de festivaliers. Un afflux dû à la fois aux conditions climatiques et aux conditions inhérentes au festival. Sur le poste de soins "site", on a été saturé aussi dans l'après midi. Même en augmentant le nombre d'infirmières et les effectifs secouristes/ambulanciers, c'était relativement chaud...

Y a t-il toujours un lien direct entre chaleur et nombre d'interventions?

La météo est un facteur déterminant dans notre travail. Entre un festival pluvieux et un festival ensoleillé, nous constatons une grande différence dans le volume des interventions. Plus du double lorsque la chaleur est au rendez-vous. Le soleil est un de nos clients principaux.

Que dire de la consommation de stupéfiants?

On ne va pas dire qu'il n'y a aucun problème, mais rien de plus extraordinaire que lors des éditions précédentes. Les quelques cas extrêmement lourds, nécessitant des réanimations, sont moins nombreux que l'année passée. Clairement.

 

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