Deux faux contrôleurs de l'ONEM renvoyés en Correctionnelle pour leur visite chez la ministre Marghem

Seule la ministre de l'Energie avait déposé plainte contre deux syndicalistes de la CNE, une dame et un homme.
21 déc. 2018 à 17:39Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Agences

La ministre Marie-Christine Marghem (MR) avait déposé plainte, en 2015, contre deux délégués de la CNE qui l'avaient interpellée à son domicile à Tournai. Le dossier avait été mis à l'instruction, à la suite de la plainte de Mme Marghem. La Chambre du Conseil de Tournai a rendu son ordonnance ce vendredi . Le dossier sera renvoyé devant le tribunal correctionnel de Tournai.

"Pour nos juristes ainsi que l'avocat qui nous représente, c'est l'étonnement. Le procureur préconisait d'ailleurs un non-lieu et la chambre du conseil a été à l'encontre de sa volonté", indiquait en fin d'après-midi la CNE dans un communiqué.

Présidée par le juge Alexandre Hannard, la chambre du conseil de Tournai a rendu vendredi son ordonnance. "Deux personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel du chef de deux préventions. Il y a d'abord immixtion dans les fonctions publiques, dont celles d'un inspecteur social, ensuite il y a calomnie. Selon la chambre du conseil, les charges sont suffisantes pour qu'il y ait une audience devant le tribunal correctionnel. Avec cette ordonnance, la chambre du conseil saisit le tribunal mais aucune date n'a été fixée pour l'audience", expliquait-on vendredi en fin d'après-midi au parquet de Tournai.

Des visites parodiques

Se faisant passer pour de faux contrôleurs de l'ONEM et voulant dénoncer les visites surprises menées au domicile des chômeurs, des syndicalistes de la CNE avaient mené en juin 2015 des visites surprises et parodiques au domicile de personnalités politiques telles que Jean-Luc Crucke, Didier Reynders, Maxime Prévot ou encore Marie Christine Marghem. Seule la ministre de l'Energie avait déposé plainte contre deux syndicalistes de la CNE, une dame et un homme.

À  l'époque, la plainte de Mme Marghem et de son compagnon portait sur une usurpation de la qualité de fonctionnaire de l'OÀ NEM, injure, calomnie et violation de la vie privée. En août 2015, après dépôt d'une provision, une constitution de partie civile avait été déposée par la plaignante. Une instruction a été ouverte par la juge Sylviane Pichuèque du chef d'immixtion dans les fonctions publiques, en l'occurrence d'un inspecteur des lois sociales assermenté, et de calomnie.