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Des délégués à la protection des données au sein des services publics

Philippe De Backer (Open Vld), secrétaire d'Etat à la Protection de la vie privée.
14 mai 2017 à 20:25 - mise à jour 15 mai 2017 à 05:06Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Belga

Le gouvernement fédéral s'est accordé dimanche, lors d'un conseil des ministres extraordinaire à Val Duchesse, a adopter une nouvelle mesure garantissant un échange des données cohérent et transparent au sein des services publics.

Afin de protéger au mieux les données à caractère personnel de citoyens, les organes des services publics bénéficieront d'un délégué à la protection des données, également appelé "data protection officer (DPO)", qui veillera à la protection des données personnelles des citoyens au sein des services.

"Avec cette loi-cadre, la justice et la police pourront, par exemple, échanger leurs données de manière systématique. Cela leur donne les outils nécessaires pour mener efficacement la lutte contre le terrorisme", explique le secrétaire d'Etat à la Protection de la vie privée, Philippe De Backer (Open Vld).

"Passeport vie privée"

Il y aura donc également un cadre juridique cohérent, complet et clair pour l'échange de données au sein du secteur public. Le DPO veillera à ce que l'échange de l'information se fasse de façon correcte, dans le respect de la vie privée, tout en protégeant les données personnelles des citoyens.

"Avec la nomination de ces délégués DPO, les informations des citoyens seront suivies et protégées en continu. Cela permettra également d'améliorer la transparence à ce niveau: le DPO est chargé de garder un oeil sur le labyrinthe des bases de données publiques dans lequel se trouvent nos données, ainsi que de surveiller ce qu'il advient de celles-ci. La prochaine étape sera la mise en place d'un 'passeport vie privée'. Le 'passeport vie privée" permettrait au citoyen de savoir où se trouvent ses données personnelles et qui les a utilisées.

Ils pourront ainsi avoir à nouveau le contrôle sur leurs données. A terme, les citoyens devraient avoir le choix de gérer eux-mêmes leurs données privées", indique M. De Backer.