Des chiens capables de détecter des malades Covid : des volontaires participent à une étude à Arlon et Marche

Des chiens capables de détecter des malades Covid : des volontaires participent à une étude à Arlon et Marche
26 déc. 2020 à 15:25 - mise à jour 26 déc. 2020 à 15:25Temps de lecture2 min
Par Mathieu Baugniet et Monika Warchter

125 personnes se sont portées volontaires en province de Luxembourg ce samedi pour participer à une vaste étude belge. Celle-ci a pour objectif de prélever des échantillons de sueur sur 400 candidats à travers tout le pays. L’idée est de prélever une quinzaine de cotons à deux endroits du corps : les aisselles et l’aine. Le but est de former et d’entraîner des chiens à différencier des malades atteints du coronavirus de ceux qui ne le sont pas. Ce qui pourrait par exemple permettre de détecter d’éventuels contaminateurs aux entrées de grands rassemblements.

À Arlon, 75 volontaires ont répondu présents et 50 à Marche-en-Famenne. C’est dans la salle de la Vieille Cense à Marloie qu’avait lieu l’expérience dans la commune marchoise. Des rendez-vous avaient été fixés pour séparer le groupe en deux. Tous les participants ont accepté de se soumettre aux tests pendant une demi-heure. "Je suis venue pour faire avancer la recherche étant moi-même dans le secteur médical. On doit mettre cinq cotons sous l’aisselle gauche, cinq à droite et cinq au niveau de l’aine. On doit attendre ensuite et les remettre dans les sachets adéquats", explique Sarah Borlon une participante.

Onze chiens renifleurs s’entraînent actuellement

Sur place, un médecin est présent. Inghe réalise des tests PCR car il est indispensable pour l’étude que tous les volontaires soient en bonne santé. "On vérifie que tous les candidats sont négatifs au Covid-19 puisque nous prélevons des échantillons de sueur sur des personnes qui ne sont pas malades".

Actuellement, les chiens s’entraînent à détecter deux cents échantillons venus de maisons de repos et d’hôpitaux de personnes malades. L’étape suivante sera d’entraîner ces mêmes animaux à différencier l’odeur de personnes en bonne santé de celles qui sont atteintes du coronavirus.

L’objectif à terme sera d’être présent sur le terrain pour diverses missions de dépistage, par exemple devant les écoles. "Il y a également la volonté de mettre des chiens aux entrées de grands événements et de concerts. Ils pourront détecter d’éventuelles personnes malades qui pourraient ensuite contaminer des centaines de personnes", explique Miguel Stevens membre du Comité "chien covid" en Belgique.

"L’autre application de cette expérience avec les chiens serait de pouvoir détecter des malades dans les homes avec des petits chiens. Onze animaux de la Défense et de la police sont en train de réaliser des exercices. Ils pourraient être opérationnels fin février", conclut Miguel Stevens.

À terme, d’autres chiens renifleurs pourraient être formés à ce type de détection. Mais il faudra d’abord que l’étude soit validée. L’expérience est menée sous le contrôle des universités de Gand et Liège.

Des volontaires se prêtent à la détection du Covid par des chiens renifleurs

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