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Darius : un Oasis de voyage et de nostalgie

23 avr. 2022 à 14:54Temps de lecture4 min
Par Rémy Nakhla

Véritable noyau dur de la famille Roche Musique, Darius est de retour avec un nouvel album intitulé "Oasis". Un projet rempli de nostalgie, de souvenirs d’une insouciance des années 80, 90 et 2000, le tout avec une vibe groovy extrêmement prenante. Pour son deuxième album, cinq ans après "Utopia", Jam vous embarque découvrir l’univers de Darius de passage en interview chez nous.

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Salut Darius, pour commencer, comment peux-tu nous plonger dans ton univers ? Darius, c’est quoi, c’est qui ?

Salut, alors moi c’est Terence de mon vrai prénom, j’ai 32 ans et je fais de la musique depuis un petit peu plus de 10 ans. Ma musique c’est quoi ? On peut dire que c’est une musique avec une base électro avec plusieurs influences diverses, on peut commencer par la House à l’origine pour se diriger vers la funk, la soul, le RNB. Mais aujourd’hui, c’est vrai que ces trois styles ont été le moteur de mon inspiration sur mon dernier album.

C’est ça que l’on ressent à l’écoute ! Du coup si je ne me trompe pas, tu sors là ton deuxième album après "Utopia", il raconte quoi ? Et avant cette sortie on avait déjà eu un avant-goût avec l’EP prélude à "Oasis", original comme formule de sortie, pourquoi ce format ?

En fait, ce qu’il s’est passé après mon premier album "Utopia", je n’avais rien sorti depuis 2-3 ans jusqu’au single "Equilibrium" qui a marqué pour moi un renouveau, je cherchais de nouvelles couleurs, de nouveaux instruments et avec ce titre j’avais envie de sortir quelque chose de plus pop et revenir un peu aux sources du début du projet autour de la funk et de la musique dans laquelle j’avais été bercé par ma mère. C’était la première fois, autour de l’album, que j’ai pu travailler avec des musiciens en studio. Je sentais qu’il y avait besoin de ce vrai jeu, plus chaud, plus vrai même si je peux les produire moi-même. Ça m’a permis d’aller plus loin dans les possibilités. Je n’ai jamais arrêté, pendant tout ce temps je cherchais de nouvelles sonorités, j’ai pris un peu de temps pour moi puis je l’ai transformé en quelque chose d’enrichissant pour ce nouvel album, qui s’est relancé naturellement à partir d'"Equilibrium" où j’ai réussi à trouver un bon mélange de ce que je voulais. Mais au final cet album c’est un peu un retour à la jeunesse, un hommage à ma maman aussi qui m’a éduqué à la musique. Même dans les clips et les objets on y a mis ces rappels aux années 90 à peu près avec tout le délire VHS, vinyle,… Je veux redonner goût à cette époque-là, je n’en ai jamais été aussi fière.

"Equilibrium", c’est au final un titre bien parlant, d’un bon équilibre entre tout ce que tu recherchais ?

Bien vu, oui c’est vrai, ce morceau a ce sens. Une synthèse de ce qui m’arrivait à ce moment-là. Ça m’a vraiment donné confiance en moi dans cette direction. Un message plus positif par rapport au côté introspection de mon premier album, ici on est sur quelque chose qui s’écoute différemment. Pour moi là le cadre c’était vraiment une musique solaire.

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Sur "Oasis" il y a une ambiance assez rétro par ses synthés notamment, un côté un peu French Touch. Tu as été inspiré aussi par tout cet univers ?

Écoute, oui forcément, moi quand j’ai débuté Darius c’était l’ère Ed Banger, j’écoutais beaucoup Breakbot à l’époque et Daft Punk a fait partie de ma jeunesse. Ed Banger a été une entité hyper inspirante pour toute la génération de producteurs de l’époque. Ça m’a beaucoup influencé. Je pense qu’il y a ce truc qui revient, en vrai je ne sais pas ce que veut dire French Touch aujourd’hui, c’est plein de genres. Je dis certains genres mais au final mon message aujourd’hui c’est juste une musique qui peut s’écouter à des moments super agréables, sans savoir si c’est vraiment ça de la French Touch. D’ailleurs pour revenir sur le message, par rapport à "Utopia" plus profond en mode journal intime où j’avais eu des retours de gens qui disaient que ça les avait aidés, ça m’avait étonné mais au final quand on peut être connectés à des milliers de kilomètres avec la musique, c’est ça qui est beau et j’espère qu'"Oasis" ira dans la même direction.

Le nom de ton nouvel album c’est "Oasis" avec des codes visuels qui m’ont fait penser au groupe du même nom aussi, pourquoi ce choix ?

Ah la police, tu trouves que ça ressemble ? Ecoutes, il n’y a pas vraiment de lien en fait. Ce n’est forcément pas la même typo, j’ai fait attention mais c’est celle qui me plaisait le plus. En fait "Oasis" c’est parce que c’est un mot que je trouve beau et que j’ai en tête depuis 3-4 ans. En fait c’est la synthèse de ce que je veux donner comme ambiance. Où la musique dans sa globalité permet de s’échapper, de lâcher prise, pour moi c’est associé à quelque chose de positif en fait. Cet album c’est vraiment un mélange de tout ce que j’aime et je voulais trouver le terme fort et à la fois universel, donc voilà ce qui collait bien.

Darius – Oasis

Quelle est l’importance de l’image dans le projet Darius ? Je sais que tu as toute une partie photo sur ton site par exemple.

Oui c’est important, la photo va de pair avec ma musique en fait. Ça me permet aussi de m’inspirer, les deux m’inspirent. Quand je fais une pause avec la musique aussi, la photo me permet de rester créatif, les deux se servent mutuellement. Comme j’étais graphiste de formation à la base, le lien avec l’image a toujours pris une part importante dans le projet en tout cas. Ici pour le nouveau projet, j’ai réfléchi pendant des mois à la direction artistique et ce qui pourrait bien coller en ayant à la fois du retro et du très actuel avec des dégradés de couleurs mais la réflexion se construit de jour en jour.

Je voulais aussi te parler de ta famille musicale, la famille Roche Musique dont tu fais partie, quel est ton lien avec ce label ?

C’est devenu vraiment une famille très liée et ça ne bougera pas je pense. Moi mes débuts en tant que Darius, c’était à la même époque que les débuts de Cartel, Cézaire, Dabeull, mon premier EP c’était chez Roche. Et Jean (alias Cézaire), le fondateur de Roche Musique, je le connaissais même avant d’avoir mon projet musical, on a fait nos études au même endroit, à Tours, on s’est croisé là-bas et deux ans plus tard on s’est rendu compte sur My Space qu’on faisait de la musique tous les deux. En fait tous les gars de Roche je les ai rencontrés sur internet à la base jusqu’au jour où Jean a décidé de faire une soirée avec nous tous qui faisions la même musique, il y avait FKJ, Cartel et d’autres et ça continue encore aujourd’hui. C’est ça qui est encore apprécié, cette bande de potes autour d’un même univers.

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