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Dans La nostalgie de l’aile, Pascal Goffaux nous dit la difficulté mais aussi la légèreté d'être

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13 févr. 2022 à 07:47 - mise à jour 12 avr. 2022 à 08:44Temps de lecture110 min
Par RTBF La Première

"La nostalgie de l’aile", c’est le titre d’un récit bouleversant de Pascal Goffaux, un livre unique comme l’est une personne, qui nous dit ici une difficulté d’être en même temps qu’une légèreté d’être, l’exercice d’un funambule qui aurait déjà quitté son corps.

Pascal Goffaux est aussi journaliste culturel à Musiq’3. Il nous explique comment la radio, en escamotant le corps au profit de la voix, correspond pour lui à une position ontologique.

"La nostalgie de l’aile" (Ed. Esperluète) nous emmène aussi sur les berges peu fréquentées des anges, ceux qui tout en habitant leur corps, semblent faire un pas de côté et nous emmener dans leur temps suspendu.

Quelques anges ont croisé la route de Pascal Goffaux, au hasard de ces rencontres rares qu’il égrène pour nous à travers ses archives sonores (avec Aliocha, Juliette Gréco, Thomas Fersen ou Norge).

Et il nous lit des extraits de son texte sidérant, où il convoque souvenirs et lieu de source qu’est pour lui l’Escaut.

Réalisation Pascale Tison

Photos Laurent Quillet

"Je suis né malgré moi. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas sortir. Je ne voulais rien. Je voulais croupir. J’avais fait mon temps, les neuf mois réglementaires. Au tableau des arrivées, le retard s’accusait. Deux colombophiles faisaient les cent pas dans la salle des pas perdus. Ils attendaient le pigeon. Ils scrutaient le ciel, mais ne voyaient rien venir. Pas la moindre cigogne à l’horizon dont ils me bassineraient les écoutilles quand je les questionnerais, quand je leur demanderais comment faire. Comment faire pour retrouver le chemin du retour, avant même la ligne de départ et la grotte immonde ? Sommé d’exister, en n’espérant rien en retour. Je ne voulais rien. J’allais être exaucé. Assez tergiversé, accouche ! L’accouchement fut provoqué."

Deuxième partie

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