Tipik

Dans la maison

25 mars 2013 à 16:01Temps de lecture1 min
Par Geoffroy Klompkes

Calmé. Il s’est drôlement calmé, François Ozon. Lui qui enchaînait il y a peu les films à un rythme parfois vertigineux. Ce Dans la maison arrive quasiment 2 ans jour pour jour après Potiche.

On a retrouvé le Ozon qu’on aimait. Malgré des films qui étaient intéressants comme Ricky ou Le Refuge (voir critique ici), Potiche marquait le retour du Ozon ludique et volontiers ironique qui nous avait séduit auparavant avec des Sitcom, Gouttes d’eau sur pierres brûlantes ou 8 femmes.

Une histoire de manipulation. Curieusement, le plaisir procuré par Dans la maison est aussi ce qui provoque une petite gêne. D’un côté, on prend plaisir à se laisser manipuler et à regarder le personnage de Luchini se laisser manipuler par cet élève trop brillant. De l’autre, ce caractère prévisible assumé d’une manipulation dont on se doute que ça va mal se terminer est justement parfois… prévisible. Disons que les surprises ménagées par le scénario manquent parfois de surprise, justement.

Très plaisant, cela dit. Par la grâce notamment d’un Luchini en très grande forme au moment d’exprimer la méforme de son personnage, prof passablement démotivé, et qui semble s’être déguisé en Woody Allen, avec ses lunettes et ses pantalons en velours côtelé (Allen qui est d’ailleurs nommément cité à travers Match Point).

Dans la maison de François Ozon. DVD. Homescreen/Twin Pics

Articles recommandés pour vous