Tour de France

"Dans ce cas-ci, nous ne devons pas construire de stade", se réjouit Courtois

Alain Courtois
16 janv. 2018 à 17:12Temps de lecture2 min
Par RTBF avec Belga

En accueillant le grand départ du Tour de France 2019, Bruxelles aura l'occasion de se mettre en évidence pour ce qui est un des plus grands évènements sportifs de l'année. De quoi redorer le blason de la capitale au niveau international après l'imbroglio autour du stade national qui a privé Bruxelles du rôle de ville hôte du prochain Euro 2020 de football. "Dans ce cas-ci nous ne devons pas construire de stade", a déclaré sur le ton de l'humour l'échevin des sports bruxellois Alain Courtois mardi en marge de la présentation du parcours.

"Le parcours c'est un peu comme le stade, nous devons rouler même si nous tombons sur un chemin vicinal. Vous connaissez mon avis à propos du dossier concernant le stade et l'Euro. Je confirme que c'est un énorme drame pour la Belgique. J'ai été, suis et reste choqué. Désormais (avec le départ du Tour), nous pouvons montrer au monde que notre pays est capable d'organiser un évènement mondial qui ne partait plus de Bruxelles depuis 1958. On doit tout de même se demander si c'est normal que nous ayons dû attendre si longtemps pour revenir sur le devant de la scène. C'est pour cela que nous nous sommes battus pour accueillir ce grand départ. C'est une chance inouïe de marquer l'actualité par une image positive de la ville. Et cette aventure commence aujourd'hui."

Une aventure qui est loin d'être gratuite. L'été dernier, le grand départ de la Grande Boucle avait coûté 7,8 millions d'euros à la ville allemande de Düsseldorf qui avait déboursé un total de 15,9 millions d'euros avant d'en récupérer environ 8 millions grâce aux recettes engendrées. Le coût des mesures de sécurité et d'adaptation de la circulation avait pesé lourd sur le budget et cela risque d'être pareil à Bruxelles.

"Cette somme de 15 millions me paraît un peu élevée", a répondu Courtois. "Je pense que nous devons encore trouver deux à trois millions pour organiser un bel évènement. Nous avons déjà dû sortir cinq millions pour pouvoir accueillir le départ et nous devons aussi contribuer à l'organisation de l'évènement. Je pense qu'il ne faut pas se focaliser sur les chiffres. En effet, qui peut dire combien coûte l'image de Bruxelles? Personne ne peut le savoir. On va parler de Bruxelles partout et c'est l'occasion pour améliorer l'image de notre ville. Nous serons le centre du monde pendant une semaine. Des touristes et des sportifs du monde entier viendront pour l'occasion. Je suis aussi très content pour le secteur de l'Horeca bruxellois. C'est un secteur en difficulté en ce moment et les gérants se plaignent du manque de gens dans la capitale. 4500 chambres d'hôtel ont déjà été réservées. Le retour économique devrait dès lors être important. Ensuite, la sécurité sera une de nos grosses préoccupations mais je pense que nous sommes suffisamment armés pour gérer cela avec la police. Enfin, sur le plan des infrastructures, une ville comme Bruxelles pourrait poser des problèmes pour organiser une étape du Tour. Cela n'a déjà pas été simple de trouver une ligne droite d'arrivée de 350 mètres."

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